Les boutures de roses en conteneur doivent être replantées au bout de quelques mois (entre 3 et 6 mois). Trop tôt, les racines ne se sont pas formées, trop tard la plante végète et se trouve à l’étroit dans son pot.
Bien humidifier la terre et dépoter délicatement, si l’on constate un simple bourrelet blanc, attendre un peu, les racines vont suivre.
Essayer de conserver une partie de la motte de terre autour des racines car elles sont très fragiles.
Voici une bouture qui a toutes les chances de réussir car le système racinaire est bien développé. Mais cela dépend des variétés : les roses modernes sont très prolifiques (Westerland, Fairy, Sourire d’Orchidée…) certaines roses sont plus capricieuses.
Mais parfois la bouture reprend avec une simple racine de quelques centimètres comme ci dessus.
On peut choisir des pots de diamètre 12 à 15 cm, mais attention en été ces potées se déssèchent très vite. Le mélange est le même que dans la première étape, on peut rajouter un engrais de fond type corne broyée ou Osmocote, le démarrage est plus vigoureux.
Ne pas oublier l’étiquetage car un rosier en bouture ressemble énormément à un autre rosier…
Dernier détail : ne pas confondre greffe et bouture : la greffe est un bourgeon de rose (un oeil) qui se fond avec une tige sous une fente dans l’écorce encore tendre d’un églantier (greffe en écusson). C’est un geste technique réservé aux experts.
Le bouturage est la mise en végétation d’un court bout de tige, c’est la façon la plus simple et la plus fidèle de multiplier les roses pour le néophyte.
Golden Celebration de D Austin : les roses anglaises se bouturent très facilement après leur floraison pendant le mois de Juillet.
Les professionnels préfèrent la greffe car sur une tige de rosier de 30 cm on obtient 7 ou 8 yeux alors qu’on ne garde qu’une seule bouture, simple question de rendement et puis la greffe est plus vigoureuse et permet de former plus facilement un roiser calibré à 3 tiges (catégorie 1).
La suite demain…
