Avant de traverser votre jardin, le matin, marchez à contre jour.
Prenez garde aux passages étroits
car une araignée aura tissé sa toile dans la nuit attendant le festin du matin.
C’est à contre jour que l’on voit briller les filaments.
Muni d’un asperseur vous lancerez quelques fines goutellettes.
Vous vous vous installez au niveau du sol avec une loupe ou un appareil photo en position macro et vous admirez.
Avec ces images, vous n’écraserez plus d’araignées et vous apprécierez ce prédateur qui nettoie nos jardins de toutes ces mouches ou moustiques qui nous empoisonnent la vie.
Catégorie : Visiteurs
The Web
Ce matin en me réveillant, quelque chose avait changé au jardin,
le nez dans mon thé savourant mes tartines de pain grillé,
je regardais dans le vide, les yeux un peu embués, profitant de la douceur matinale et du silence brisé par les criquets
quand mon attention fut retenue par quelque chose d’invisible qui traversait mon horizon.
L’araignée avait tissé sa toile entre la chaise abandonnée hier soir
après une bonne bière fraîche (suite à un débat sur les « poupées russes » de Klapisch) et mon érable préféré.
Souris sans fil (Bluetooth)
Alors que je surveille jour après jour mon cactus dont le nom est maintenant connu, je découvris avec surprise une visiteuse sympathique :
Effrayée, elle ne bougeait pas et fit le fakir, je la pris dans ma main histoire de vous donner l’échelle.
Il s’agit je pense d’un mulot, en réalité l’histoire est toute autre : rapportée par ma chatte au beau milieu du salon, elle a failli être mangée tout crû.
L’animal était un peu sonné et ne songeait plus à s’échapper.
Je rassure les amis des bêtes, la liberté lui fut rendue et elle court encore au jardin…
Et comme dit la contine :
Une sourie verte,
qui courait dans l’herbe,
je l’attrape par la queue,
je la montre à ces messieurs,
ces messieurs me disent…
vous connaissez la suite et vous la fredonnez déjà.
Meurtre dans un jardin anglais
La scène se passe dans un jardin,
au coeur d’une rose, la veuve blanche guette sa proie.
Une mouche ou une abeille innocente butine nonchalamment quand soudain, le venin est injecté.
Sa voisine n’a pas le temps de prévenir les secours, l’araignée l’emporte vers sa tanière
où elle finira dans une gangue pour être dégustée faisandée.
Papillon
L’ennui avec les chenilles, c’est qu’ensuite on est envahi par les papillons. Ce bruit assourdissant de leur battement d’aile me perturbe dans ma sieste.
Alors si comme moi ces bestioles vous énervent il faut les éradiquer.
Non je plaisante bien sûr, accepter les chenilles c’est le prix à payer pour obtenir cette scène. On oublie alors les feuilles grignotées, les boutons avortés, les désagréments des parasites.
Ceci dit, je constate cette année une prolifération des chenilles dans plusieurs jardins de la région. Elles sont assez virulentes au point de dévaster certains arbustes sans s’attaquer à d’autres.
Alors, suivons de près cette attaque et attendons patiemment que la chenille se transforme en papillon, quelle cesse de dévorer les feuilles pour goûter au nectar des fleurs sans nous importuner.
post scriptum :
admirez les mimétisme avec la nuance de violet sur les ailes et sur cette fleur de rhododendron…
Envolés
C’est ainsi, un jour il faut quitter le nid.
Depuis deux jours les mésanges avaient disparu. Plus de va et vient, plus de bruit dans le nichoir…
soit les oisillons avaient été mangés par le grand méchand loup (elle s’appelle Miou),
soit les parents étaient morts d’épuisement, soit les oisillons étaient morts de faim, de froid, de chaud ou je ne sais quoi.
Finalement après vérification, il fallu admettre avec joie que les jeunes oiseaux avaient pris leur envol.
Aucun cadavre dans le nichoir entrouvert, seuls trois oeufs non éclos restaient dans le petit nid douillet.
Quête incessante de nourriture
Depuis quelques semaines, le nichoir est occupé par un couple de mésanges charbonnières.
Après avoir profité de mon hospitalité dans leur cabane en hiver, elle ont maintenant leur « indépendance alimentaire » grâce au développement des insectes à cette époque.
A certaines heures de la journée, les mésanges apportent des chenilles, des moucherons ou d’autres sources de protéines toutes les deux minutes.
En sortant du nichoir elles filent chercher de nouvelles proies pendant que leur progéniture s’impatiente.
Derrière la vitre il est facile d’admirer leur manège, mais dès que j’arrive avec l’appareil photo, plus personne ne bouge, alors il a fallu patienter prendre du recul (et donc zoomer derrière la vitre ce qui explique la qualité médiocre des images).
C’est la vue de ce manège qui m’incite à suspendre les traitements chimiques.
Je leur fait donc confiance pour nettoyer le jardin des indésirables afin d’avoir quelques roses dans les semaines qui suivent.
C’est un échange équitable, l’expérience nous offre une leçon d’éthique citoyenne comme une métaphore du monde qui nous entoure, certains parlent de « la sagesse du jardinier« .
pour en savoir plus sur les oiseaux au jardin avec un plan de cabane :
Cruel dilemme
Cruel dilemme.
Le cotoneaster est envahi par des chenilles dévoreuses
mais dès que l’on se penche un peu sur la plante elle est occupée par des visiteurs.
Le rosier Nevada attire les carabes dorés.
Faut il traiter afin d’éradiquer les prédateurs et posséder ainsi des plants sains ?
ou faut il faire confiance à l’équilibre naturel et laisser butiner tranquillement tout ce petit monde ?
je penche pour la solution douce…
Il est urgent d’attendre.
bouquet de Mai suite
Petit coup de zoom dans le bouquet d’hier soir.
En cherchant un peu la petite bête, on peut découvrir ceci entre les fleurs et les pétales, la vie est partout pour qui veut bien la chercher.
Avant de vous précipiter sur les traitements phytosanitaires pour quelques feuilles dévorées pensez à cette photo…
Quand vous vous régalerez de vos cerises ou de vos prunes, pensez aux insectes pollinisateurs qui méritent leur place au jardin.
Des traces dans la neige.
Je ne sais si l’on doit parler de traces ou d’empreintes, en tout cas la neige laisse entrevoir le trajet de chacun dans le jardin.
Le chat est passé,
L’homme est passé,
Tous empruntent le même itinéraire ou presque…
Tous ces points reliés par des lignes on appelle cela des réseaux en géographie.
Tous ces trajets cumulés on appelle cela des flux.
Lorsque deux routes se croisent c’est un carrefour,
Un nœud.
Pour faire sérieux on peux parler de nodalité, de structure réticulaire, de structuration de l’espace…
