Y aura t-il de la neige à Noël ?

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Les iris sont en fleur le 16 Décembre quelle étrangeté. L’automne a été très doux et depuis quelque jours le froid est de retour.

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Les premières neiges de l’année sont tombées le 19 décembre mais la couche est ridicule. Au Maroc en revanche la neige est tombée en abondance au même moment alors que nous battions des records météorologiques de douceur.

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Les traces se sont évaporées (on dit sublimées) en quelques heures.

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Les mésanges sont de retour et les boules de graisse ne font pas long feu heureusement, le cochon sera bientôt tué et l’on pourra préparer les grattons .

On va enfin pouvoir visionner des photos de qualité.

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Petit à petit les possibilités de Word Press s’améliorent et Le Monde répond aux attentes des blogonautes déçus par leur nouvelle plate forme.

Désormais en colonne latérale vous aurez une rubrique actualisée appélée

Flickr Photos : photos en bonus, ahah ???

avec la dernière photo téléchargée,

en cliquant sur « plus de photos » vous accédez à toutes les photos. Les possibilités de diaporama sont intéressantes et les recherches par mot clé (tags) aussi.

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Vous pourrez visionner plein écran vos photos préférées et en faire de beaux fonds d’écran mais les photos ne sont pas libres de droit

Flickr (difficile à prononcer) est la référence incontournable et permet de rechercher des photos du monde entier j’ai découvert ce matin un allemand qui est aussi fêlé que moi avec ses galets, je vous en reparlerai et j’alimenterai la rubrique au fil des inspirations.

Bonne balade sur Flickr .

On achève bien les châtaigniers

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Je suis un peu triste ce soir car je viens de faire abattre mes trois derniers châtaigniers qui restaient sur les cinq d’origine.

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Atteints par la maladie de l’encre je les avais fait élaguer en 1999. Ils étaient alors haut d’une bonne vingtaine de mètres et commençaient à sécher par le haut.

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Mais rien n’y fit la maladie s’est propagée. Elle se manifeste par un éclatement de l’écorce sur certains rameaux. Puis la sève n’arrive plus aux extrémités et chaque été voit se dessécher de nouvelles branches.

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Au bout d’un moment c’est tout l’arbre qui meurt et qui laisse la place aux pics-verts , aux insectes xylophages et au lierre qui n’attend que de l’étouffer.

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On peut bien sûr laisser faire mais l’écorce se délite et l’arbre creux à l’intérieur risque de s’effondrer un jour de grand vent.

Alors il reste la tronçonneuse et le tas de bois qui rejoindra la cheminée.

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J’ai conservé la souche et une pousse encore vivante (un rejet) sur deux d’entre eux peut-être survivront ils ???

L’avenir nous le dira.

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La dendrochronologie m’a permis de compter 134 ans… ça fait un bail pour un arbre abattu en quelques minutes.

Dans la région stéphanoise et dans toute l’Ardèche cette maladie fait disparaître les châtaigneraies; L’INRA fait le lien avec le réchauffement climatique .

Joyeux ahahnniversaire 2 : « le jardinier laïque »

Ce blog a deux ans et mérite bien une deuxième note festive. En réalité je n’ai pas pu me départager entre les deux notes d’Amichel alors je me suis dit que deux ans ça méritait deux notes…

Nouvelle collaboration, au texte : Amichel le poète, à la photo : François le jardinier

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Fioretti de François  « le jardinier laïque »

 

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I) cantique des coloquintes

 

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Il advint qu’un matin frais de novembre
François cueillit un lot de
coloquintes
Aux couleurs bizarres aux formes les plus diverses
A l’image de nos vies tristes et gaies
Tordues lisses bosselées
Il leur offrit cette cantilène :

 

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Ô coloquintes mes sœurs
Soyez bénies pour la beauté
De vos bosses rondes
Et vos bubons boursouflés
En vérité nul être n’est difforme
Seul le regard peut rendre laid
Ô coloquintes bien aimées
Bien sot qui vous dédaignerait

 

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II) cantique de la chanterelle grise

 

 

 

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Un autre jour se promenant en forêt
François vit près d’une souche
moussue
Une chanterelle à tubes grise
près d’une jeune pousse d’épicéa
Ainsi passent les saisons de la vie
la mort est toujours une renaissance
Il lui offrit cette cantilène :

 

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Ô chanterelle ma tendre sœur
Trompette de résurrection
Amie des mousses et des arbres abattus
Marraine des jeunes pousses vivaces
La mort est ta compagne
Et la vie ton secours
Ô chanterelle grise ô mon soleil
témoin de la force du temps

 

 

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III) cantique du jardin de Marandon

 

 

 

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Pour accueillir ses visiteurs
François aimait dessiner un portail
à sa fantaisie
Avec ce qu’il trouvait
dans ses promenades sur les chemins de campagne
Sur les sentiers de forêt ,au bord des rus
ses ami(e)s appelaient ces natures- miniatures
les Allées du « paradis »
Il lui offrit cette cantilène :

 

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Ô mon jardin de Marandon
arpents d’Eden à ma convenance
balises
Pour guider l’égaré des villes de béton
Silence des roches
Humilité des sables
Galets où l’œil se repose
Faire valoir des graminées
Rien ne se perd rien ne se crée
Tout se compose
Mon humble paix
Ô porte zen de Marandon
Entrez en gardant espérance

 

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IV ) cantique des bouquets de Novembre

 

 

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Avant qu’Hiver ne les accablent
François ému de leur mûres et fragiles beautés
Fit un bouquet de roses opulentes
de feuilles de liquidambar
de baies diverses
pour le poser près de légumes de saisons :
un tableau joyeux et des plus coloré
Hommage à la beauté évanescente des choses
de la nostalgique saison
Il lui offrit cette cantilène :

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Ô bouquet de novembre
De beautés crémeuses
Opulentes roses qui vont se faner
Rien ne dure sur cette terre
Mais le bon grain renaît
Tout autant que l’ivraie
La sève de vie
Jamais ne se tarie
Sinon par le péché d’oubli
Ô bouquet de novembre jolie
Chasse du visiteur les soucis

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IV) cantique des graminées sauvages

 

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longeant une rivière au bord d’une clairière
François tomba en arrêt
devant des touffes de graminées
éblouissantes de lumière son âme en
fut illuminée et transportée comme par un bruissement d’ailes d’anges
il leur offrit cette cantilène :

 

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Ô graminées sauvages et libres
Filaments de lumières
Tiges chatoyantes
Que le vent fait bouger
Humbles sœurs des prés
Que le promeneur pressé
Auraient bien tort de négliger
Ô graminées sauvages et libres
Herbes folles aimées du sage

 

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Ainsi allait François « le jardinier laïque »
Se nourrissant d’amour et d’air frais
Mains ouvrières dans la glèbe
Entre deux cantiques

 

 

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Rédigé par: amichel  2006

Joyeux ahahnniversaire : ce blog a deux ans.

Ce blog a deux ans le 11 Décembre 2007, alors pour fêter ça j’ai demandé à un fidèle lecteur de contribuer à sa façon à la commémoration.

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C’est Michel (qui signe sous le pseudo d’Amichel) qui a bien accepté de reprendre un texte publié en commentaire sur ce blog il y a quelques temps.

Cette belle parabole illustre avant les fêtes, les fantaisies d’un visiteur du Jardin de Marandon.

Qu’il en soit ici remercié.

 

L’ange de Marandon
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Il était une fois en Paradis un petit ange escholier qui étudiait pour avoir in fine son diplôme d’ ange gardien.
Il était plein de bonne volonté, très étourdi et même (que le bon Dieu lui pardonne) indiscipliné.

Toujours à rire, à s’amuser ; aux cours le dernier entré et le premier sorti.
Délaissant ses leçons et devoirs pour aller écouter les concerts des anges musiciens dirigés par l’ange Amadeus Mozart un favori de sainte Cécile.

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Saint Thomas d’Aquin et saint Dominique inspecteurs principaux des collèges célestes, au vu de ses notes de fin d’année, désespéraient de le voir s’amender et se mettre à étudier avec sérieux. Si cela n’avait tenu qu’à eux, ils l’auraient volontiers dirigé vers des écoles d’apprentissages des métiers manuels séraphiques plus aptes sans doute à canaliser par leur enseignement pratique sa débordante vitalité.

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Mais saint Augustin et surtout saint François ses maîtres es qualités soulignaient toujours en appréciations marginales ses dons naturels d’amour de la vie, des humains et des beautés de la création. Jusqu’à maintenant cela avait suffit à le préserver d’une orientation imposée.

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Séraphino, ainsi sainte Barbe avait elle baptisé notre angelot lorsqu’elle l’avait pris sous sa protection( par dispense de Marie elle-même, Deo Gracias ) pauvre chérubin mort à peine né , étouffé dans Pompéi par les cendres et les fumées noires du Vésuve en éruption.

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Dieu a souci des âmes. Au bien et au mal les corps charnels sont exposés. C’est tout le mystère de la création et sainte Barbe ne contestait aucunement (vade retro satanas) la sainte doctrine, mais la frimousse d’ange du bambino avait éveillé en elle des trésors cachés de tendresse maternelle.
Saint Pierre avait grogné pour la forme mais Séraphino, dans ses bras, était entré directement en Paradis, évitant une trop longue attente dans les zones de transit des Limbes, salles grises et sans joie.

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Il avait grandi aimé, protégé, insouciant et dans le ravissement intemporel.
Mais en grandissant l’immuabilité de l’éternité lui pesait.
Il n’aimait rien tant que de se faire raconter le monde d’en bas par les âmes des bienheureux dont il sentait bien que la félicité n’était pas exempte de nostalgie.
Il apprit ainsi à connaître la diversité du vivant : ses plantes, ses animaux, ses odeurs, ses saisons, ses paysages, ses océans, ses nuits et ses matins, comme si le Livre ancien de la Genèse s’animait sous ses yeux.

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Il en conçut le désir toujours plus fort de « voir » la réalité de ces merveilles, une attirance passionnée pour le monde sensible.
Sainte barbe ne s’en inquiétait pas outre mesure, car s’il n’est pas aisé d’entrer au Paradis, il est impossible (et qui le voudrait ?) D’en sortir sans un ordre formel de mission délivré par les Trois Autorités Suprêmes à l’unanimité.
Et de plus l’Archange veillait Epée de Lumières en mains.

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Or il advint dans le temps compté que sur les hauteurs d’une ville de France, un humble jardinier de bonne volonté s’efforçait par un travail constant, soigné d’embellir un terrain en pente « fait de coins et de recoins dissimulés tout autour d’une maison de bois » avec en arrière plan « châtaigniers et cèdres de l’atlas ».

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Saint Etienne patron de la cité touché par les mains en prières dans la tourbe et les ronces autant que par la mise en valeur de la parcelle ingrate, cultures et floraisons valant pour lui psaumes et laudes, sollicita du Tres-Haut qu’une Grâce particulière lui fut accordée : un signe lui montrant que ses humbles travaux plaisaient aux cieux autant que les offrandes des autels.

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Les « voix » du Seigneur sont impénétrables. Le Seigneur ne dit rien. mais qui ne dit mot consent au Paradis plus qu’ailleurs. « Gloria in excelsis Deo »
La proposition fut agrée par le conclave désigné pour en examiner la pertinence et les modalités.

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Il fut décidé qu’un ange serait envoyé au jardinier pour lui remettre un peu de terre du jardin d’Eden avec quelques semences particulières .
Mais de la multitude des anges du Ciel qui, donc, envoyer ?

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On était à la veille de Noël et beaucoup hésitait à affronter la neige et le froid de la région stéphanoise.
Au risque de voir leurs ailes se couvrir de givre en plein vol et alors gare à la chute !
Certes le jardinier était méritant mais fallait-il pour autant se priver des chants de la nativité dans l’immensité des étoiles illuminées.

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Et le réveillon ? Saint Laurent patron des cuisiniers et pâtissiers se surpassait toujours avec ses anges marmitons pour honorer le glorieux avènement. Religieuses et angéliques ne manqueraient pas.
L’indécision menaçait de faire reporter la mission au grand dam de saint Etienne quand la voix de silence se fit entendre à tous dans la stupeur générale :
« ENVOYEZ Séraphino »

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Un murmure étonné mais respectueux parcouru l’assemblée :
« N’est-il pas trop jeune, inexpérimenté, ses ailes sont encore fragiles, il est tellement étourdi, saura t-il revenir, pire encore le voudra t-il ? » autant de messes basses qui bourdonnaient dans le conclave.
Saint Etienne prit la parole avec solennité : « Vox dei vox angeli ! Séraphino sera notre messager »

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Pour Séraphino, quelle joie ses vœux les plus secrets allaient se réaliser enfin, le roi du ciel n’était pas son cousin et peu lui importait le vent glacial aux dents acérées. Il saurait bien s’en prémunir, d’ailleurs sa chère sainte Barbe de mère, qu’il appelait mère Barberin ( honni soit qui Malot y pense) demanda à saint Martin de lui donner son manteau. Ce qu’il fit bien volontiers de la moitié qu’il lui restait.
Il devait partir, il partit.
Il arriva sur terre avec les premiers flocons de Noël.

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Du froid il n’en avait cure, tout le ravissait.
Dans la petite maison de bois, il pouvait voir un feu de belles flammes dansant dans la cheminée et les lumières multicolores clignotantes sur un sapin joliment décoré, il entendit même la voix de quelques anges chantant un hymne joyeux de nativité .
Verrait-il le jardinier pour lui donner son présent céleste ?

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Mais alors il lui faudrait repartir aussitôt. Ce retour trop rapide ne l’enchantait guère.
Il aurait tant voulu voir le jardin au printemps en été dans ses parures de fleurs et la suavité des parfums.
Comment demeurer sans mécontenter ses mandataires ? Et comment juger du succès de sa mission ?

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Une frêle mésange qui frissonnait sur une branche basse, devina son trouble, et s’en hardi à lui proposer son aide.
Séraphino qui comme tous les anges comprenait le langage des oiseaux le parlant eux même entre eux quelquefois, accepta en le remerciant.

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« C’est simple, dit le petit oiseau, tu es un petit ange, il te sera facile de prendre l’apparence d’un petit amour, comme on en voit dans les jardins d’ici bas ,plus familier aux hommes que les anges espèce un peu intimidante pour eux.
Ils ont une très ancienne pratique du merveilleux, ce sera facile, tu verras »

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Séraphino, encouragé par la mésange et l’assentiment amusé d’une tête d’argile aux cheveux hirsutes d’herbes folles, appuya sa main droite sur sa joue, secoua ses ailes couvertes de neige et sourit.

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L’ange de Marandon prit la pose pour quelque éternité.
On peut le voir souriant en toute saison dans le jardin de Marandon.

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Au temps voulu Séraphino reprendra sa place dans le cœur des anges, tenant par la main son ami le jardinier pour un voyage au « grand jardin ».
Son absence n’aura duré que le temps d’un battement d’ailes.
Le temps n’est pas le même ici bas qu’au firmament.

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Amichel 2006

 

ahah suivre…

 

Biennale du Design : Design vivant : le presse agrume

Le design c’est la rencontre de la forme et de la fonction.

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Beaucoup de designers se sont exercés sur des objets du quotidien comme le casse-noix ou le presse-agrume mais peu d’entre eux ont imaginé un objet vivant, faisant l’admiration de ces dames et rameutant les foules dispersées dans les allées des salons.

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Lors de la Biennale stéphanoise je déambulais dans les allées de l’exposition « cohabitations » lorsqu’une rumeur et des appalaudissements m’attirèrent. Je constatais alors la présence d’un Monsieur Muscle tout brillant avec à ses côtés un pile de noix, et une pile d’oranges.

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Notre homme proposait au passant (surtout aux passantes ébahies) un jus d’orange tout frais pressé d’une seule main.

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Après cette invention éphémère Philippe Starck peut aller se rhabiller avec son presse-agrume design car Laurent Moriceau et Raphaël Lapoirie, invités par Matali Crasset, ont fait beaucoup rire avec leur design vivant !

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Bravo à Raphaël Lapoirie , alsacien de Haguenau, champion de France et d’Europe de body-building, et deux fois Monsieur Univers, qui s’est prêté au jeu avec le sourire et un humour décalé.

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Pour plus de précisions allez ici .

Comme quoi le design ça peut être vachement fun, ahah…

Design et patrimoine à Saint Etienne 2

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Ca y est, le rideau est tombé sur la biennale du design et la folle semaine consécré à la création industrielle ou artistique.

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Tout avait commencé pour moi à Firminy où deux soirées autour du patrimoine Le Corbusier nous révélait la puissance et la cohérence du projet architectural.

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Puis ce furent dans la semaine les différentes expositions de la biennale.

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Les trois musées de la ville furent parcourus à la hâte au milieu d’une foule inhabituelle.

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Le Musée de la mine avec une réflexion sur les paysages industriels actuels.

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Le Musée d’art moderne avec du mobilier design Charlotte Perriand et Le Corbusier ou encore l’exposition Zéro.

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Les promenades guidées par le conservateur du Musée de la Mine autour dun barrage unique : le Gouffre d’Enfer.

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Les Enrubannées au Musée d’art et d’industrie.

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et enfin un tour chez Paul Hoffmann ébéniste contemporain stéphanois.

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Le tout sur fond de Saint Barbe la patronne des mineurs.
Demain matin je serai réveillé à l’aube par les mineurs (retraités) qui feront « péter les boîtes » le jour de la Saint-Barbe.

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Bref beaucoup trop d’agitations pour remplir une seule et même note. Je reviendrai donc dans la semaine sur ces différents évenements culturels.

ahah… patience.

diaporama

Design et patrimoine à Saint Etienne

Design à Saint –Etienne

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Biennale du design Photo F Arnal ahah 2000

Il ne reste plus que deux jours pour aller visiter la biennale internationale du design de Saint-Etienne dans la Loire en Rhône-Alpes en France…

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Le Musée de la Mine Puits Couriot Biennale du design Photo F Arnal ahah 2000

Saint-Etienne traverse depuis quelques années une crise de reconversion industrielle.
Après avoir été la première cité industrielle de France, la première région pour la production de la houille, des rubans, des armes et des cycles Saint-Etienne a décliné, a perdu des habitants et son image de marque. Pour le grand public Saint-Etienne c’est l’ASSE, les verts et la finale perdue à Glasgow. Mais cette image de ville noire, ou de ville de foot verte lui colle à la peau et ne lui rend pas toujours service.

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St Etienne à la tombée de la nuit depuis la tour de la Cité du design Biennale du design Photo F Arnal ahah 2000

Alors depuis quelques temps Saint-Etienne cherche à faire peu neuve, à redorer son blason à changer son image ternie par la crise et l’ombre de la capitale rhônalpine voisine et rivale.

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La tour de la Cité du design Biennale du design Photo F Arnal ahah 200

C’est autour du design et du patrimoine que Saint-Etienne se tourne aujourd’hui et se reconstruit. Devenue ville d’art et d’histoire pour la qualité de son patrimoine industriel et urbain (la valeur de l’architecture des années 30 ou des année cinquante est moins connue).

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Le Musée de la Mine Puits Couriot Biennale du design Photo F Arnal ahah 2000

Saint-Etienne possède trois grands musées de notoriété internationale : le musée d’art moderne possédant la deuxième collection de France après Beaubourg en art contemporain. Le Musée d’art et d’industrie avec la plus belle collection d’armes de France et la plus importante collection au monde de rubans et enfin le musée de la mine sur le Puits Couriot.

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La tour de la Cité du design Biennale du design Photo F Arnal ahah 2006 

 

La Cité du design va voir le jour bientôt d’ores et déjà la tour phare s’élève à trente cinq mètres au dessus du site la MAS (Manufacture d’Armes de St Etienne, à ne pas confondre avec l’autre manufacture d’armes et cycles : Manufrance). Le chantier est en cours de réalisation.

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le salon marocain : Biennale du design Photo F Arnal ahah 2006 

La Biennale du Design accueille diverses expositions, collections ou performances.
La halle Berthiez (ancienne usine métallurgique) reçoit l’exposition « Demain c’est aujourd’hui ». (commissaire Claire Fayolle), « Good Food » (Céline Savoye et Hervé This), Free Style, Ecoles et entreprises. La fabrique (anciens ateliers de la MAS) accueille sous les shèdes de la « manu » l’exposition la plus critiquée par les non spécialistes : « Cohabitations » (commissaire Matali Crasset).

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Ophélia design Alice Golseijn NL 2005 Biennale du design Photo F Arnal ahah 2006 

Enfin l’exposition la plus convoitée pour laquelle le bouche à oreille a fonctionné est « Eden ADN ». Il vous faudra patienter dans la longue file d’attente avant de rentrer dans les salles obscures à la découverte de chimères, sculptures végétales, clones, hybrides, nouvelles espèces OGM ou nouveau chat hypoallergénique.

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Ophélia design Alice Golseijn NL 2005 Biennale du design Photo F Arnal ahah 2006 

 

Vous ne résisterez pas à l’envie de toucher les poils de lapin tout doux et vous serez choqués probablement par les tissus à base de cheveux humains.

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Exposition depliage depliance Philipp Teufel Biennale du design Photo F Arnal ahah 2006 

« Juste avant la transformation » (commissaire Ruedi Baur) utilise les locaux vacants avant travaux pour nous entraîner vers un design militant et une réflexion sur la cité et ses violences.

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Biennale du design Photo F Arnal ahah 2006 

Beaucoup de créations sont drôles ou provocatrices, d’autres enfin tournent autour du design durable, je vous en reparlerai comme je reviendrai sur Le Corbusier à Firminy car cela mérite de plus amples développements.

Inauguration de l’Eglise Saint-Pierre de Le Corbusier à Firminy (Loire) 2

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L’éclairage de l’église pour seulement deux jours (vendredi et samedi 24/25 novembre 2006) a mis en valeur la beauté de l’architecture fonctionnelle corbuséenne.

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Le 25/11/06 à 20 h et des poussières…

j’aime beaucoup ces ambiances contratées entre l’intérieur et l’exterieur, le jour et la nuit, le noir et blanc du béton ou du fer et la couleur de l’éclairage.

Pour traduire cette ambiance féérique téléchargez ce diaporama.

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Si vous avez aimé (et si vous avez patienté…) le premier diaporama, téléchargez le second (attention fichier lourd ADSL conseillé).

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en cadeau pour vous remercier de votre patience une vue de l’intérieur :

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La nef centrale et ses deux puits de lumière (la photo est renversée).

à suivre…
ahah…

inauguration de l’Eglise Saint Pierre de Le Corbusier à Firminy (Loire)

Hier soir l’inauguration de l’église St Pierre à Firminy fut un grand succès.

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Le pincipe en était simple. Des groupes d’une quarantaine de personnes se formaient au départ de la Maison de la culture de Firminy en vue d’un parcours de présentation de l’oeuvre de Le Corbusier à Firminy. Accueilli par des marrons chauds l’on pénétrait dans la Maison de la cuture : celle ci édifiée en 1965 est le seul édifice de l’ensemble à avoir été achevé du vivant de l’architecte.

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Dans le cadre de cette inauguration une remarquable mise en lumière de l’ensemble fut présentée par Daniel Charpentier Productions. Les visites étaient accompagnées par des bénévoles du quartier qui avaient à coeur de faire partager la richesse de leur « banlieue ».

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La maquette d’origine avec les trois éléments fondateurs : la maison de la culture, le stade et l’église. Comme dans les trois mousquetaires le 4° est la piscine au fond à droite.

Après un court film sur l’oeuvre et la présentation de deux maquettes de l’ensemble, les groupes étaient invités à poser leur « pierre » ou plus exactement leur carreau à l’édifice temporaire d’une fresque au sol.

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Sur la pelouse du stade une mosaïque au nom de Le Corbusier se formait progressivement. Chaque visiteur devant récupérer son carreau « collector » le lendemain.

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Après un détour par le stade, l’on rejoignait l’église en contemplant l’éclairage coloré de sa façade.

La visite de l’église commençait par le bas et les salles les plus anciennes pour finir en beauté dans la nef de 33 mètres de haut. L’église a la forme d’un carré de 25,50 mètres de côté évoluant vers un cône tronqué de 33,09 m au dessus du sol. Le Cône porte un petit clocher surmonté d’une croix en équerre.

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A l’intérieur le béton lisse d’une qualité bien meilleure que ce que l’on pouvait faire dans les années 60 donne une tonalité très particulière. On y retrouve des thèmes de l’architecture religieuse développés à Ronchamp ou à La tourette : canons à lumière éclairant l’autel à certaines périodes de l’année, dépouillement, chemins spirituels….

« La partie proprement église (ndlr: le haut de l’édifice) sera mise à disposition du diocèse de Saint-Etienne par la ville de Firminy selon une convention en cours de rédaction dans le respect de la loi de 1905 », de séparation de l’église et de l’Etat, selon Mgr Lebrun qui participe samedi à son inauguration. (Source : La Croix)

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Cette église va accueillir un centre d’interprétation de l’oeuvre de Le Corbusier en 2007. Des collections du Musée d’Art Moderne de St Etienne propriétaire des alles du bas seront organisées. La restauration et l’achevement des travaux a été conduit par St Etienne Métropole (communauté d’aglomération).
Pour en savoir plus :

le site officiel.

ou encore ici (l’inventaire des monuments historiques du Ministère dela culture).

ou là pour les étapes du chantier :

encore ici pour l’aspect patrimoine

enfin le site de l’Ecole d’Architecture de Saint-Etienne qui a suivi les travaux en images (vidéos du chantier).

La suite bientôt avec diaporama…