Le juste jardin : le livre sur le Jardin de l’ENS/LSH de Lyon est paru.

 

Le juste jardin « faire le plus possible avec, le moins possible contre »

 

 

Parution : Lyon, Mai 2012. 239 pages

ÉDITIONS : ENS ÉDITIONS, 28 €

 

Paul ARNOULD (géographe), David GAUTHIER (responsable des affaires culturelles), Yves-François LE LAY (géographe), Michel SALMERON (jardinier en chef)

Préface Olivier FARON (Directeur)  introduction Gilles CLÉMENT (paysagiste)

Contributions  Émilie-Anne PEPY (historienne) Hervé PARMENTIER (cartographe) Patrick GILBERT (ingénieur CNRS,coordination)

 

David GAUTHIER (responsable des affaires culturelles), Michel SALMERON (jardinier en chef)

ont également contribué à cet ouvrage / François Arnal, Emmanuel Boutefeu, Elodie Caremoli, Anne Cauquelin, ,Beatrix von Conta, Julie Damaggio, Céline Dodelin, François  Wattelier , François Dow-Jager, Léa Eouzan…

 

 Le juste jardin : un cloître républicain ?

 

Le repos du jardinier

Dans le cas de Gilles Clément, son « jardin planétaire », son « jardin en mouvement », son « éloge des vagabondes », son plaidoyer pour le « tiers paysage » et ses options pour une écologie humaniste ont contribué à casser les stéréotypes, les façons étriquées et répétitives de penser les jardins. Il n’en reste pas moins que créer un jardin, puis le faire vivre, n’est pas une simple affaire d’architecte, de paysagiste, de technicien, de botaniste ou d’ingénieur.

C’est avant tout l’œuvre d’un artiste.

 

Le jardin de l'administration

Le jardin de l’École Normale Supérieure de Lyon se traverse quotidiennement pour aller des salles de cours, des laboratoires de recherche, des locaux de l’administration au restaurant, à la bibliothèque, au court de tennis, aux résidences des élèves. Il est le cœur d’un dispositif spatial conçu et pensé comme une sorte de cloître laïc par ses premiers concepteurs. (Postace)

Un cloître républicain : l’association est paradoxale dans un pays qui vit, depuis 1905, sous le régime de la séparation des Eglises et de l’État. Elle sonne presque comme une provocation dans un établissement conçu à l’origine pour former les « hussards noirs » de la République, corps d’élite chargée de porter les valeurs de la laïcité dans les campagnes. Il réconcilie cependant les valeurs spirituelles de méditation et de réflexion et les idéaux républicains de liberté, égalité et de fraternité.

 

les roses trémières ressemées spontanément et épargnées par le fauchage sélectif autour du boulingrin

Le juste jardin est le nom donné au jardin de l’École Normale Supérieure de Lyon, c’est un  jardin récent (2000) de 8 hectares, créé par Gilles Clément qui fait aujourd’hui figure de référence dans le jardin en mouvement et le jardin naturel.

 

« Il fut un temps où le jardin était catalogué soit la française soit à l’anglaise mais aujourd’hui ce temps est révolu Gilles Clément et quelques jardiniers pionniers sont passés par là. Après des essais fructueux dans La Vallée le jardin personnel de Gilles Clément le concept du jardin en mouvement fut mis en application dans le parc André Citroën de Paris mais un autre jardin,  un juste jardin peu connu du grand public fait aujourd’hui figure de référence, le jardin de l’École normale supérieure de Lyon ».

Paul Arnould.

  • Le Jardin et son jardinier :

 

Babeth et Michel entretenant le jardin et poussant la brouette.

Entretenu avec soin par Michel Salmeron et ses acolytes (Babeth Normand, François Dow Jager, Michel Secondi) le jardin atteint aujourd’hui sa maturité. Ce jardin a été voulu par Henri et Bruno Gaudin les architectes de l’École Normale Supérieure de Lyon qui ont souhaité que Gilles Clément et Guillaume Geoffroy Deschaume réalisent le projet paysager. Dans les années 80 Gilles Clément paysagiste l’école nationale supérieure du paysage de Versailles a trouvé dans le quartier de Gerland  un terrain pour approfondir et concrétiser trois de ses principaux concepts : le jardin en mouvement, le jardin naturel, le jardin planétaire ou encore un plaidoyer pour le « tiers paysage ». Aujourd’hui les normaliens fréquentent sont vraiment s’en rendre compte un jardin fabuleux qui fait figure de référence. Ici aucun pesticide n’est utilisé, tout est pensé pour protéger la biodiversité et accueillir la nature.

 

La vue en direction du Sud en Juillet 2012

À l’origine, le site d’implantation de l’école était une friche industrielle de 18 hectares dont le sol a été remanié et dépollué sur plusieurs mètres de profondeur. Des mètres cubes de terre propre ont été apportés pour aménager le jardin.

 

  • Histoire d’un jardin :

 

Vous avez dit "mauvaise herbe" ?

L’Ecole Normale Supérieure

Le 13 juillet 1880, Jules Ferry et Ferdinand Buisson créent l’Ecole Normale Supérieure d’institutrices et l’installent à Fontenay–aux-Roses en Octobre. Le toponyme scellait déjà le destin de cette école avec les fleurs. Son jardin y est « conçu comme un lieu d’agrément ,et un espace de formation et d’enseignement, car il n’est pas question d’élever en ces murs des bouquets de femmes oisives. Il s’agira en premier lieu d’y expliquer les rudiments de botanique ». (Yves-François LE Lay : géographe, p 40)

L’ouvrage évoque également le passé de l’Ecole normale de St Cloud et de son parc qui contrairement à celui de Fontenay était public.

Après la fusion des deux ENS et la mixité instaurée en 1981 ; l’école déménagera sur le quartier de Gerland à Lyon en 2000 rejoignant à proximité l’ENS scientifique et formant (sur deux campus) en Janvier 2010 : l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.

Dans le jardin des formes
Dans le jardin des formes.

En septembre 2000 le directeur de l’école confie la gestion du parc en cours de réalisation à Michel Salmeron déjà jardinier à Fontenay. Il  y découvre un bourbier sillonné par des engins de chantier laissant de profondes ornières,  une vision d’apocalypse les flaques de boue, des arbres en jauge ou en conteneur constituent un chantier en devenir. Michel Salmeron apprend qu’un paysagiste célèbre et avant-gardiste était à l’origine de ce projet il avoue ne pas connaître Gilles Clément  à l’époque mais se promet de s’informer sur son style de se documenter sur ses réalisations afin de respecter son œuvre qui, vue du balcon du directeur de l’école le laisse perplexe. Pendant 18 mois l’entreprise paysagère chargée de la réalisation des travaux ne  laisse pas intervenir Michel Salmeron , il lui est interdit d’arroser, de tailler, il est obligé de constater les défauts de plantation, la mort de certains plants, essayant d’obtenir des informations concernant les travaux. Guillaume  Geoffroy Deschaume le collaborateur de Gilles Clément ainsi que Mélanie Drevet chef de projet expliquent à Michel Salmeron les grands principes du jardin en mouvement, les grandes lignes du projet en devenir.

 

Entre le jardin de l'administration (à gauche) et le jardin de la recherche ( à droite) en allant vers le restaurant.
  • Un jardin va prendre racine  sur une friche industrielle.

 

Sur les alluvions de Gerland, l’ancien quartier industriel un jardin va prendre racine accompagnant la décentralisation de l’École Normale Supérieure de Lettres et de Sciences Humaines dans un nouveau site. L’ancienne école était implantée à Fontenay aux Roses et possédait déjà un jardin, mais c’était un jardin classique du  XIX °siècle (« deux magnifiques serres, un grand jardin botanique, une allée de tilleuls bicentenaires et un jardin qui loin d’être froid, était illuminé au printemps par un gigantesque cerisier à fleurs  (Prunus serrula Franch) qui occupait le centre du parc »  Michel Salmeron, p 69),.

Gilles Clément a voulu réaliser un jardin pour le XXI° siècle (le jardin de l’anthropocène) un jardin pour une école. C’est un jardin qui vit au rythme des étudiants qui s’endort pendant les grandes vacances atteint son apogée en Mai juin et dont les parties correspondent aux différents usages de l’établissement.

 

Le long du boulingrin, un petit muret de béton : le trait du paysagiste sur un dessin de jardin.

 

  • Les grands éléments du projet :

Les grands éléments du projet sont simples : La densité et la hauteur des plantations ont été réglées avec minutie selon un gradient croissant du centre vers la périphérie. Dans la partie centrale un vaste sillon occupe le centre du site et sert d’armature au jardin il s’ agit ici d’un Boulingrin , un vaste espace planté en herbe bordé d’un petit muret de béton en arc de cercle. C’est la seule structure véritablement ouverte dans le jardin, une sorte de lumière dans le système bâti, un  sillon qui se rapporte à la figure du cloître vide essentiel autour duquel s’organise la vie. La gestion différenciée de ce vaste espace central est à lui seul un modèle du genre avec des espaces laissés en herbe, d’autres plantés en prairie fleurie, d’autres parcourus par des moutons. Un filet de volley-ball et quelques bancs ou tables abandonnés rappellent que nous ne sommes pas dans un jardin de contemplation mais dans un jardin d’école fréquenté par un public d’étudiants, d’enseignants ou de chercheurs.

 

Le chardon est préservé par le juste geste du jardinier dans un jardin en mouvement.

Le jardin des signes se décline en 3 temps ses jardins respectivement décrivent l’éventail des signes phénologiques (le jardin du temps), des signes morphologiques (le jardin des formes) et des signes relationnels (le jardin de la communication).

 

 

Le lys martagon dans le jardin de l'administration.

Avec le jardin du temps. Les floraisons massives de plantes bulbeuses (scilles ail) expriment ponctuellement le passage des saisons.

 

Topiaire rigoureux dans le jardin des formes

Le jardin des formes propose une réflexion sur la forme, la structure, le contraste des feuillages et l’extrême diversité des appareils végétatifs entre les feuilles crénelées sagittées, laciniées,  plumeuses, cylindriques ou linéaires le choix est vaste. Dans le jardin de la communication ce sont des floraisons colorées parfumées qui forment un système de communication entre le règne végétal et le règne animal. Ici l’entomofaune se trouve à son aise.

Le jardin de la recherche et ses Miscanthus Sinensis

À l’opposé de ces 3 jardins, un vaste ensemble de graminées compose le jardin de la recherche c’est là qu’on se perd dans les méandres des Miscanthus Sinensis. Comme un chercheur le visiteur peut s’y perdre et se retrouver dans une impasse, obligé de rebrousser chemin.

Dans le jardin des formes

Gilles Clément déclare : « à quoi bon établir la géographie d’un lieu où ce qui compte n’est pas la position des objets, leur distance, leur fonction individuelle, mais la possibilité de les relier à tout moment dans un ordre imprévisible pour une cause inconnue. »

 

La suite bientôt sur ahah…

(photographies prises en Juillet 2012)

Le jardin du Musée archéologique de Syracuse : le parc de la Villa Landolina

Vous aimeriez tant voir Syracuse

Je vous propose la visite d’un petit jardin frais idéal à l’heure du pique nique ou de la sieste.

Syracuse est situé au Sud Est de la Sicile, sur le littoral. La ville est fondée par les grecs en 735 avant JC qui en font  un comptoir commercial actif bénéficiant d’un site portuaire abrité.

Les romains mettront la main sur la cité puis ce sera le tour des Barbares puis des byzantins, des arabes et enfin des normands. L’empreinte vénitienne est visible sur quelques bâtiments bordant le port.

Construit dans le parc de la Villa Landolina sur les plans de l’architecte Franco Minissi, le Musée archéologique Paolo Orsi  est le plus beau et le plus complet musée archéologique  de la Sicile ainsi que l’un des plus importants d’Europe. Il  a été conçu par l’architecte Franco Minissi qui l’a dissimulé dans la verdure du Parc de la Villa Landolina. Le musée a ouvert ses portes en 1988. Ici un hibiscus (hibiscus rosa sinensis).

Aux classiques oliviers (olea europea), pins d’Alep (Pinus Halepensis), arbre de Judée (Cercis silicastrum), la strate arbustive comporte de nombreux palmiers comme le palmier dattier (Phoenix dactilyfera) le palmier de Californie (Washingtonia filifiera), le palmier des Canaries (Phoenix canariensis).

C’est dans le jardin de la villa Landolina qu’est enterré le poète allemand Platen,  mort a Syracuse en 1835.  Sous l’allée des palmiers un certain nombre de sarcophages ou de sculptures antiques  sont déposés.

Le parc de la Villa Landolina est un jardin d’ombre typiquement méditerranéen, il accueille dans un fouillis savamment ordonné des arbres de la flore méditerranéenne élargie (comme au Parc du Rayol) dans le Var.

La strate arbustive est représentée par le laurier, le pittosporum (Pittosporum tobira), le laurier tin (Viburnum tinus). La strate herbacée est largement dominée par les acanthes (Acanthus mollis), les géraniums ou les pervenches.

Des vieux chênes verts (quercus ilex) aux racines débordantes sont entourés d’acacias robiniers (Robinia pseudoacacia). Quelques bambous s’insèrent dans le sous bois donnant un petit air de jungle tropicale.

Situé presque caché de la vue en arrière du parc, le musée est l’une des  références fondamentales pour la connaissance de la période préhistorique jusqu’à l’époque de la colonie sicilienne de Syracuse.

Ce jardin est un jardin d’ombre contraire à l’image que l’on se fait du jardin méditerranéen. Les cactées y sont absentes, en revanche quelques agrumes s’y développent.

Xavier Nava Landolina  ( Catane , 17 Février 1743 – Syracuse , 1814 ) était un archéologue italien . La villa Landolina éponyme est au bout de cette allée.

De nombreux bancs permettent de se reposer en sortant du musée.

La source Aréthuse  est une source d’eau douce, sur la presqu’ïle d’Ortygie au sud du parc de la villa Landolina. Elle a tenu dans les temps anciens un rôle important dans l’établissement des premiers habitants. L’existence de la source est liée à une légende. Aréthuse, nymphe de Diane chasseresse persécutée par l’amour d’Alphée, demande de l’aide à la déesse qui lui permit une évasion souterraine. Elle a alors atteint l’île d’Ortigia au sud de Syracuse, et la nymphe se transforma en une source. De gigantesque plants de papyrus (Cyperus papyrus) poussent dans cette fontaine. La redécouverte du papyrus à Syracuse est due à Saverio Landolina qui au XVIIIe siècle, réévalue la présence de la plante, utilisée jusqu’à présent à des fins décoratives par la population locale,  il fut capable de reproduire le processus de fabrication du  papier.

Selon certaines hypothèses, la plante a été importée d’Egypte en 250 avant JC, peut-être envoyée par Ptolémée II , selon d’autres hypothèses ce seraient les Arabes qui l’introduisirent en Sicile. Les habitants de Syracuse l’appellent la peruca.

Depuis 2005, son centre historique fait partie de la liste du patrimoine mondial de l’humanité établie par l’Unesco.

Pour découvrir d’autres jardins siciliens :

Le jardin des simples du Musée de l’APHP à Paris.

Je vais vous présenter un modeste jardin situé dans le centre de Paris et que peu de personnes connaissent.

Les haies de buis enserrent les 65 variétés de plantes médicinales.

Il s’agit d’un jardin des simples à savoir des plantes médicinales créé en 2002 dans la cour de l’Hôtel de Miramion en collaboration avec le Service des Parcs et jardins de l’AP-HP, afin de faire découvrir quelques-unes des plantes cultivées pour leurs vertus curatives dans les hôpitaux d’autrefois.

la pharmacopée

le Musée des L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris a aménagé un jardin de 65 plantes médicinales dans une modeste cour près de Notre Dame de Paris. L’Hôtel de Miramion date du XVII° siècle et donne sur une cour au Nord avec le Jardin des Simples et sur un jardin d’agrément au sud qui ne se visite qu’exceptionnellement, alors que le jardin des simples est ouvert au public.

De dimension modeste le premierjardin est divisé en 4 parties :

le jardin vu de dessus. Source APHP

Quatre allées gravillonées formant une croix sont tracées :

Elles symbolisent les quatre fleuves du paradis et représentent également pour les auteurs chrétiens du Moyen Age quatre vertus :

la justice, la prudence, la tempérance et la force.

Deux diagonales recoupent le jardin carré, elles représentent l’homme.

Au centre du carré un cercle compose le rond central :

Point de réunion de la croix et des diagonales, il symbolise la fontaine de vie vers laquelle allaient les pensées des moines, premiers médecins d’Europe.

les santolines argentées (Santolina Chamaecyparissus) stimulant digestif et vermifuge forment une autre série de haies basses.

La prédominance du chiffre 4 et de ses multiples :

Chiffre de la perfection divine au Moyen Age, il se rattache, dès l’Antiquité, aux éléments qui composent l’univers : l’eau, la terre, l’air et le feu. Dans la Grèce antique, Hippocrate chercha à montrer que ces éléments pouvaient avoir une influence sur l’équilibre des humeurs et donc sur la santé, principe encore retenu au Moyen Age.

Au premier plan le massif 11 avec de la sauge (Salvia Officinalis) sédatif, antispasmodique, le souci (Calendual Officinalis) antisceptique et antispasmodique. A l’arrière plan la rubharbe Rheum Rebarbatum apéritive, laxative, tonique et vermifuge.

Pour répondre à la demande des médecins, des jardins botaniques et pharmaceutiques, où les plantes sont soigneusement étiquetées, sont crées au sein des hôpitaux. Le Jardin des Plantes de Montpellier est un des plus anciens.

Les collections de pharmacie

l’Apothicairerie générale des hospices civils de Paris, ancêtre de la Pharmacie centrale. Elle a pour mission de produire, conserver et distribuer les médicaments aux hôpitaux parisiens. Installée en 1812 dans l’hôtel de Miramion,

la pharmacopée médiévale se divise en six registres :

  •  contre la fièvre ;
  •  les plantes de femmes ;
  •  les plantes vulnéraires ;
  •  les purges ;
  •  les maux de ventre ;
  •  les antivenimeuses. »

http://archives.aphp.fr/Le-jardin-des-simples.html?article

L’Hôtel de Miramion constitue un véritable trait d’union entre la Pharmacie centrale des hôpitaux qu’il a abritée de 1812 à 1974 et le Musée de l’AP-HP, installé entre ses murs depuis 1934.

En France le jardin de plantes médicinales ou jardin de simples, a pour origine l’« herbularius » des cloîtres du Moyen Age.

C’est pour permettre au visiteur de retrouver quelques-unes des plantes cultivées pour leurs vertus curatives dans les hôpitaux d’autrefois que le Musée a aménagé dans la cour de l’Hôtel de Miramion un jardin qui emprunte aux symbolismes philosophiques et théologiques des différents types de jardins médiévaux.

 Pour télécharger la notice complète

Coordonnées

47 quai de la Tournelle Hôtel de Miramion
Paris 5ème 75005

Téléphone renseignement

01 40 27 50 05

Site internet

www.aphp.fr/musee

courriel

musee.ap-hp@sap.aphp.fr

Moyens d’accès

M10 : Maubert-Mutualité, M4 : Cité, Saint-Michel

 

 

Le Jardin botanique de Palerme (suite 2° épisode).

Le matin du 19 juin 2011, je visitais Palerme et le Palais des normands. En patientant à l’entrée, j’étais intrigué par un arbre étrange dont le tronc est hérissé d’épines.

Ses feuilles me rappelaient une plante d’appartement, mais il fut impossible de l’identifier. Je recherchais en vain dans mes connaissances de la flore méditerranéenne et renonçais.

Quelques heures plus tard à Monreale en sortant de la cathédrale, je retombais sur le même arbre avec ses épines sur le tronc et surtout avec des fruits étranges de forme cotonneuse.

Cette texture épaisse comportait une graine à la base.

Un groupe de français m’indiqua qu’ils avaient vu le même arbre au jardin botanique de Palerme dans une allée somptueuse.

Arrivé sur place quelques heures plus tard, je découvris le Chorisia speciosa (ceiba speciosa ) originaire du Minas Gerais au Brésil.

En portugais il s’appelle « paineira » (merci à mon ami Neyde),  en espagnol on l’appelle en Argentine, palo borracho (bâton ivre) ou árbol botella (arbre bouteille). Ces surnoms sont dus à la forme fortement ventrue de son tronc dans sa partie inférieure.

L’aire d’origine de Ceiba speciosa couvre le nord-est de l’Argentine, le sud du Pérou, le Paraguay, l’Uruguay et le sud du Brésil. Il résiste bien à la sécheresse et au froid modéré.

Ceiba speciosa possède un tronc caractéristique en forme de bouteille, couvert de grosses épines coniques, et qui peut atteindre 2 mètres de circonférence. Le tronc est vert chez les arbres jeunes, puis devient gris avec l’âge.

Les feuilles, caduques, sont constituées de cinq à sept grands folioles.

La matière cotonneuse (le kapok) contenue dans les fruits est parfois utilisée comme produit de rembourrage (coussin) ou comme isolant. Quant à ses graines, on en extrait une huile comestible qui peut aussi être utilisée dans l’industrie.

Dans une autre serre je remarquais quelques belles tillandsias.

Mais le Jardin de Palerme est aussi réputé pour sa collection de palmiers en particulier les Cycas revoluta. Dans le secteur du Cycadetum ont trouvé place quelques espèces de cycas que l’on peut considérer comme historiques. Parmi ceux-ci, le Cycas revoluta, donné par la reine Marie-Caroline en 1793, qui fut le premier exemplaire de cette espèce cultivé en Europe.

Washingtonia est un palmier originaire du Sud-Ouest des États-Unis (Californie, du sud-ouest de l’Arizona) et du nord-ouest du Mexique. d’autres palmiers plus classiques comme le Phoenix Canarinsis ou le palmier dattier sont aussi présents.

Manquant de temps pour visiter la totalité du site, je me suis promis de revenir dans ce beau jardin.

 

Le Jardin botanique de Palerme (Sicile)

 

l’Echinocactus Grusonii originaire du Mexique plus connu sous le surnom de « coussin de belle mère ».

Le Jardin botanique de Palerme est une institution en Sicile, il dépend de l’Université de Palerme (Département des Sciences botaniques). Son origine remonte à 1779, quand l’Accademia dei Regi Studi instituant la chaire de botanique et matière médicale lui attribua un modeste terrain pour y installer un petit jardin botanique consacré à la culture des plantes médicinales utiles à l’enseignement et à la santé publique.

Dans la serre des succulentes (numéro 9 sur le plan)

Le jardin est inauguré en 1795. Comme à Montpellier il est consacré à l’origine à la culture des plantes médicinales (chaire de botanique et discipline médicale).


le site de Palerme : la Conca d’Oro. (vue en direction du Nord)

En 1786, il s »’installe dans la Plaine de san Erasmo, à la Vigna del Gallo.

La construction des bâtiments principaux  de style néoclassique dessinés par l’architecte français Léon Dufourny débute en 1789 et se termine en 1795. Des architectes  et artistes palermitains ont collaboré au projet.

Le Gymnasium (numéro 1 sur le plan)

Le Gymnasium en est l’édifice central, le tepidarium et le calidarium le complètent de part et d’autres. es différentes serres recouvrant 1300 mètres carrés, les aquariums et quelques statues complètent l’ensemble.

Dans la partie la plus ancienne que j’ai visité se trouve la classification de Linné. Ce jardin devient une référence en Méditerranée accueillant grâce au climat des espèces tropicales comme le kapok.

Dans les différentes serres ,des espèces exotiques de cactées, de broméliacées sont rassemblées.

J’ai été attiré par une belle collection de cactées et d’épiphyllums qui hélas n’étaient pas fleuris.

la collection d’epiphyllums (Juin 2011)

Le ficus Macrophylla Columnaris (Australie). Le Ficus macrophylla dans son habitat naturel se présente somme un arbre de grandes dimensions, qui peut atteindre 60 mètres de haut.

 

C’est une plante typique des forêts pluviales qui, dans ces milieux, se développe souvent sous forme de plante grimpante parasite. En effet, quand elle germe sur la branche d’un arbre, elle propage ses racines autour du tronc de son hôte, l’étouffe et finit par le tuer et par prendre sa place. A ce titre, il est parfois appelé figuier étrangleur. Ses racines sont qualifées de Racines laocoontiques.

Dans le jardin botanique de Palerme, au début du XXe siècle, on étudia le latex du Ficus macrophylla subsp. columnaris qu’il considérait comme une source possible de caoutchouc. Mais bien que les exemplaires de cette espèce produisaient de grande quantité de latex, les analyses chimiques effectuées démontrèrent que la teneur en caoutchouc élastique était insuffisante.

La serre des succulentes.

le Jardin comporte  de nombreuses cactacées (Mammillaria, Echinocactus, Espostoa, Melocactus, Opuntia, Agave, Allaudia, etc.) en gros sujets.

Une partie du jardin accueille les collections de palmiers.

à suivre.

 

Planter ses tomates cerises.

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Il existe deux possibilités pour planter des tomates cerises : si vous ne disposez de guère de place, mieux vaut adopter la plantation en pot mais attention il faudra arroser régulièrement, fertiliser et tuteurer. Pour un blacon ou une terrasse c’est faisable.

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La deuxième possibilité c’est la pleine terre, la plus répandue et la plus logique. Au JDM le jardin d’ornement et le jardin potager cohabitent sans problème/

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Un petit truc de jardinier bio et naturel : coupez quelques tiges d’ortie afin de les enfouir avant la plantation des jeunes pieds.

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On peut aussi les hacher afin d’accélérer leur décomposition.

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Ne pas hésiter à bien enfoncer le pied dans un terre retournée et amendée ici par du compost.

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Une fois la plantation effectuée il faut tuteurer les pieds car la tomate plie facilement et les jeunes plants sont très fragiles. En vue d’un été sec il est prudent de pailler le pied des tomates afin de réduire les arrosages. Ici j’ai utilisé de broyage récent de tailles des arbustes de printemps (lilas par ex)

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Dans un deuxième secteur j’ai testé le bois de cèdre de l’atlas broyé mécaniquement, un élagueur en avait laissé un stock dans le bois voisin. L’odeur n’est pas désagréable et faisant fuir parait il, les mites, peut-être cela aura t-il un effet sur les insectes prédateurs.

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Rapidement la feuille broyée va jaunir et le paillis va s’uniformiser. Il faut arroser au pied de la tomate sans mouiller le feuillage/

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Il n’ y a plus qu’à attendre la récolte.

Nous sommes le 3 Mai 2011sur cette photo cette année est particulièrement chaude, il faudra peut-être retarder un peu les autres années pour éviter les derniers coups de froid.

Si vous avez loupé les épisodes des semis remontez de quelques notes sur ce blog.

Semer des tomates cerises et les transplanter.

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Semées à la fin du mois de Janvier les tomates sont restées au chaud pour germer.

Nous sommes maintenant le  27 Février, les plants ont grandi.

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Il est donc temps de les repiquer.

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attendre que la plante ait 3 ou 4 feuilles et des petites racines développées.

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Un mélange de terreau tamisé va les accueillir pour les semaines à venir.

Les plants ont quitté l’appartement chauffé pour rejoindre la serre froide mais hors gel.

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On peut opter pour des plaques entières assez pratiques ou pour des godets inividuels.

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Les pots de fromage blanc en faisselle font aussi l’affaire. Nous sommes maintenant le  27 Mars. La serre est encore isolée, mais non chauffée.

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Les variétés sont étiquetées par catégorie. Ce sont toutes des tomates cerises. Les graines sont récoltées au JDM , l’année précédente.

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Le 22 Avril, il est encore trop tôt pour planter en extérieur ici à 600 m d’altitude.

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Le 25 Avril les plantes continuent leur croissance, il faut aroser régulièrement sans mouiller le feuillage.

Certains plants commencent à se courber cherchant la lumière, il faut tuteurer, les plus tordues. A ce stade les plants sont fragiles et peuvent se briser ou se pencher facilement.

Dans quelques temps il faudra planter en pleine terre.

La récolte sera pour plus tard.

Inutile de préciser que toute la filière est bio.

La suite, bientôt.

Fête des plantes 2011 à St Etienne

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Cette année le JDM (le Jardin de Marandon) était à nouveau présent à la Fête des Plantes de St Etienne.

 

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Cette fête est entièrement gratuite et ouverte à tous. Elle est devenue un rendez vous incontournable des stéphanois.

 

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Depuis quelque temps la serre se remplissait de boutures, semis ou plantations diverses. Bichonnées tout l’hiver, les cactées étaient fin prêtes. Démarrées fin Janvier les tomates ressemblaient enfin à quelque chose.

 

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Je retrouvais ma place habituelle en compagnie d’une autre jardinière qui comme moi adore vendre, échanger, trouver de nouvelles plantes et discuter avec les passionnés.

 

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Pour moi le principe est simple, je vends et je rachète dans la foulée chez les professionnels qui se tiennent dans un autre endroit.

 

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Ils sont bien organisés, disposent d’un stock impressionnant et ont beaucoup plus de succès que les amateurs. Leurs prix sont en conséquence.

 

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Cette année je fus un peu déçu car les fournisseurs vraiment intéressants manquaient à l’appel. J’ai cherché les roses Fabien Ducher, cet obtenteur régional digne descendant d’une dynastie de rosiériste de la région lyonnaise n’avait pas fait le déplacement.  Se réserve t-il pour des fêtes payantes et plus prestigieuses comme celle de St Priest à côté de Lyon ?

 

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De même les fuchsias des Dombes n’avaient pas fait le déplacement. Dommage je pensais agrandir ma collection.

 

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J’ai quand même trouvé des variétés de tomates noires, des Coeurs de Marie rose et des blancs. J’ai acheté 3 jourbarbes, une euphorbe,  une variété d’epiphyllum jaune assez rare parait il .

 

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J’ai craqué pour un panier ardéchois qui me rappelle ceux de mon arrière grand oncle.

broyage des végétaux : achat et test d’un broyeur

Mars est le mois de la taille et de l’élagage. Au JDM on a du bouleau ou plus exactement du boulot en ce moment.

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La sève n’est pas encore montée dans les arbres, les feuilles sont tombées sur les caduques.

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Cela permet d’y voir plus clair et de prendre les décisions qui s’imposent pour l’entretien.

Le 2 Mars il fut donc décidé de tailler les bouleaux qui font trop d’ombre sur la pelouse et sur les plate bandes de rosiers.

broyeur-a-marandon-02.1299264241.jpgL’échelle  L’échelle permet d’atteindre les branches et de dégager le lierre qui commence à tout envahir.
Le problème de ce genre d’opération, c’est que l’on se retrouve vite avec une montagne de déchets verts.

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Les branches ont beau ne pas avoir leurs feuilles, le volume à évacuer est vite conséquent.
Je pensais depuis longtemps acheter un broyeur de végétaux, mais le prix m’en avait dissuadé.

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Je voulais louer mais la location de 60 à 80 € par jour est vite amortie.

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Le lendemain, j’ai craqué et j’ai filé dans la grande surface toute proche pour acquérir un broyeur électrique.

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Destiné à broyer des branches de 4 cm maximum, il est équipé d’un moteur de 2400 Watts et d’un réglage de coupe.

Fabriqué en Chine naturellement, je ne me fais guère de doute sur sa longévité.
Mais bon j’ai attaqué mon tas de déchets de branches.

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La première coupe est un peu décevante en fait ce broyeur ne fait pas de coupe franche comme avec les machines des professionnels mais il est amplement suffisant pour broyer ou hacher les déchets et ainsi réduire leur volume.

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Mon but n’est pas de disposer d’un paillage esthétique mais plutôt de composter rapidement les déchets verts et enrichir par la suite le jardin.

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Les déchets de bouleau sont verts avec beaucoup de sève, mais cela n’est pas gênant, c’est du BRF (Bois Raméal Fragmenté ) qui finalement sera très utile.

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Les grosses branches sont mises de côté elles seront brûlées plus tard dans le brasero pour les soirées d’été qui sont souvent fraîches en Juin.

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Un tas de branches comme celui ci est traité en 10 minutes sans effort. Le seul défaut de ce type de broyeur concerne les matières molles (les tiges de graminées de petite taille par ex) il faut des branches pour les entraîner et l’orifice du broyeur est de petite taille.

Il est relativement silencieux et son prix de 129 € est attractif, alors pourquoi pas vous ?