Chaque année c’est la même ritournelle : quand faut il tailler les rosiers ?

Doit on attendre le mois de Mars comme nous l’enseigne la plupart des ouvrages sur les roses.
Ou faut-il comme moi profiter du temps libre ou du temps doux comme ce fut le cas aujourd’hui ?
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Certains vont hurler au scandale, à l’hérésie, d’autres vous diront qu’un rosier ça gèle rarement et que si tel était le cas, si vous ne taillez pas à ras de terre, il vous restera toujours de la marge.

Alors commençons si vous le voulez bien par la taille du rosier anglais. Un de mes rosiers favoris est le rosier de David Austin : A Shropshire Lad. Le voici en ce mois de Janvier. Il a perdu toutes ses feuilles et a subi une première taille en Octobre pour récupérer les dernières fleurs.

Le voici en Juin 2010, période de son apogée.
David Austin nous le présente comme un rosier de grande taille à forte végétation, qui pourra adopter une position en retrait sur les plates-bandes. Il est apparenté aux “Leander” dont il a hérité la croissance vigoureuse et saine. Les fleurs sont d’un rose pêche en rosettes légèrement incurvées. Son parfum est comme pour beaucoup de roses anglaises délicieusement fruité dans la tradition des roses Thé.

Après un premier coup de sécateur, cela donne à peu près cela. Comparer l’état avec la photo avant la taille.

Mais pour bien tailler un arbuste ou un rosier il faut en faire le tour et chercher l’équilibre avant tout. Eviter que les branches ne se croisent et aérer le coeur du rosier.

Après une dernière inspection, on s’arrête ici. Le rosier est équilibré. Mon sécateur tout neuf (spécial gaucher) coupe à merveille.

Les branches les plus vigoureuses sont conservées pour le bouturage d’hiver. Ce rosier s’y prète très bien.

Le reste sera brûlé afin déliminer tout risque de maladie.





















Au retour de vacances le jardin aura repris du poil de la bête et les plants de roses ou d’arbustes auront un peu d’air frais et de lumière.


















































