Trois jours passés au coeur de la géographie, et je reviens avec plein d’idées, de projets, de réflexions.

LES GRANDS THÈMES DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE GÉOGRAPHIE 2005
du 30 septembre au 2 octobre 2005
« Le monde en réseaux. Lieux visibles, liens invisibles »
Pays invité : L’Italie (les dégustations de pasta furent appréciées arrosées de vino rosso ou bianco…
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Avez-vous entendu les compte rendus sur France Culture ? lu les notes sur hgéofm ,
non ? alors sachez que ce festival est unique au monde. C’est LE rendez vous de la géographie mondiale, ou plutôt des géographes francophones. C’est entièrement gratuit : on se rend aux tables rondes, aux cafés géographiques, aux démonstrations de matériel ou de nouvelles technologies de l’information, à la présentation d’ouvrages récents par leur auteur.
(je vous recommande au passage l’Atlas du Dessous des Cartes de JC Victor).

L’idée vient de C. Pierret maire de Saint Dié des Vosges qui cherchait à dynamiser sa petite ville enclavée (déjà une question de géographie…)
Comment créer des réseaux qui permettent d’assurer un rayonnement pour cette petite ville ? (déjà le thème des réseaux…)
La réponse est dans ce festival, dans le dynamisme des universitaires, des enseignants, de tous les bénévoles sur le terrain. Certains auraient pu penser à la bande dessinée, au cinéma ou au théâtre mais c’était déjà pris alors reste la géographie : « savoir penser l’espace pour y agir efficacement »…
Pour la petite histoire St Dié a inventé l’Amérique…
Et oui c’était là que pour la première fois au monde on écrivit sur un atlas le mot america en hommage non à C. Colomb mais à Amerigo Vespucci.
Si je ne vous ai pas convaincu sur le dynamisme de cette discipline suivez les compte rendus sur ce site académique

« L’étude des réseaux est au cœur de la géographie d’aujourd’hui. La discipline considère tour à tour l’espace qu’elle analyse comme une étendue géométrique, comme une mosaïque de milieux naturels ou humanisés, ou comme un ensemble de voies ou de lignes – de réseaux – qui relient des points et les desservent : sentiers, routes, autoroutes, voies ferrées, mais aussi lignes électriques, téléphoniques, adductions d’eau, égouts, etc. Les villes conçues comme des lieux centraux s’organisent en réseaux. Il en est ainsi parce qu’elles sont le siège de services, eux-mêmes organisés en réseaux.

La géographie a longtemps été considérée comme l’étude du monde visible : elle s’attachait aux formes du terrain, aux masses de végétation, aux champs et aux établissements humains; elle se passionnait pour la surface du monde, pour les paysages. Elle prenait en considération les lignes qui structurent le relief, crêtes ou talwegs : comme réseau, elle ne connaissait que le réseau hydrographique.
S’intéresser à d’autres types de réseaux et en faire un des objets de la géographie transforme la discipline : celle-ci cesse de se limiter à un inventaire statique des formes ».
Paul Claval 2005 la suite ici