fleur sauvage : le « baraban »

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Quoi de plus banal qu’une fleur de pissenlit ?
Le jardinier peste contre cette « mauvaise herbe » dans sa pelouse, mais le gourmand apprécie la salade de « baraban » (spécialité stéphanoise).
qui n’a jamais soufflé sur cette boule de graine ?
Quoi de plus banal que cette fleur jaune…

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et pourtant, elle a sa place, spontanée, elle marque la fin du mois d’Avril.

Le réveil des feuillages

Ce qu’il y a de bien dans les espèces caducifoliées (qui perdent leurs feuilles en hiver), c’est leur réveil printanier.

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Un jardin équilibré ne doit pas être composé uniquement de plantes sempervirens (toujours vertes) commes les conifères, car la monotonie s’installe. un rapport de 1/3 de persistants pour 2/3 de caduques semble conseillé.

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Après une longue absence hivernale, les feuilles se renouvellent et leur fragilité se déploit. Ici l’Acer Palmatum émet des feuilles et des inflorescences qui tirent sur le rose ou le rouge puis qui reverdiront par la suite.

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Avec le Pieris Japonica (à feuillage persistant) le rouge est très marqué, on ne sait de loin s’il s’agit de fleurs ou de feuilles. En réalité les fleurs sont blanches, ce sont les jeunes pousses qui sont rouges.

Première tonte.

Première tonte.

Lorsque vous tondez, amusez vous à laisser quelques endroits où vous ne passez pas.

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Laissez quelques bordures ou îlots qui permettront aux graminées de pousser librement .

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Semez des escholtzias, des nigelles de Damas ou des pavots et laissez faire.
Au mois de juin, l’herbe haute se balancera au gré du vent et lorsque l’ensemble deviendra moins intéressant, tout desséché, passez la tondeuse (en Juillet) en position haute pour une nouvelle session en Septembre.

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En plus ce petit îlot de nature sauvage servira de refuge à beaucoup d’insectes qui viendront égayer le jardin où serviront de nourriture à vos mésanges.
Rendez vous en juin pour le résultat.

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Dès que le printemps revient (air connu)

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Le printemps est ainsi fait que la nature reprend ses droits.
La neige s’en est allée, les gelées n’ont pas frappé,les cerisiers et les pêchers n’ont pas gelé,

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Les fleurs se sont redressées et l’herbe pousse.
La première tonte a permis de nettoyer le jardin de toutes ses feuilles, le vert l’emporte à nouveau.

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Le sol détrempé permet un désherbage aisé.

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Il ne faut pas se laisser dépasser, car bientôt les mauvaises herbes vont monter et grainer.

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Les premiers boutons de roses font leur apparition, le soleil chauffe vite et la pousse est rapide.

Les portes 3 (Essaouira)

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Si les portes berbères sont marrons, couleur que l’on retrouve à Marrakech d’ailleurs, les portes d’Essouira (Mogador) sont bleues.

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Est-ce le bleu de l’océan ou le bleu que les portugais affectionnent particulièrement ?

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Les embruns ont fait rouiller les parties métalliques et l’on mesure le niveau de richesse (ou de pauvreté) de l’occupant à la poignée, à sa simplicité et à son état.

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Cette ville est à visiter de toute urgence car, la mode aidant, les maisons se transforment en piège à touriste et la cité océanne perd de son authenticité en devenant un piteux St Tropez avec ses artistes et ses boutiques.

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Il n’empêche qu’après une excursion dans le sud la ville vaut le détour, histoire de changer de couleur et d’ambiance.

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ps : rendez vous à cette adresse vous y trouverez un haha marocain (ahah…)

Tissu urbain

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Ceci est un tissu.
Le géographe définit le terme comme un ensemble de dispositifs spatiaux et de distributions spatiales.
Le terme de tissu colle à la structure urbaine avec sa trame, son fil, ses nœuds, son épaisseur, sa souplesse.

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Parfois le tissu urbain se mite, s’effiloche ou se déchire, comme certains tissus il est imperméable, peut s’étaler par son élasticité ou se rompre.
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Comme une nappe que l’on jette sur la table il peut épouser la topographie ou au contraire la gommer.

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Il est parfois rayé (les pistes d’Orly), torsadé (les méandres de la Seine).
La photo est prise au Pavillon de l’Arsenal.
Une exposition s’y tient en ce moment à Paris.
Nouveaux Paris : La ville et ses possibles du 17/3/2005 au 19/6/2005
Derrière le jeu de mots sur la majuscule de paris, l’exposition nous invite à envisager des scénarios de développement durable et nous interroge sur nos pratiques citadines. Je devrais plutôt dire sur « leurs pratiques citadines ».
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Pour un provincial, cette exposition permet de comprendre les enjeux de la capitale et le peu d’espaces verts dont disposent les parisiens.
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À partir de photos aériennes, de cartes, de données urbaines et sociales, de comparaisons avec d’autres métropoles (des cartes de taches urbaines dans les métropoles européennes), le visiteur est invité à une relecture de la ville et à la découverte de 20 simulations architecturales menées à l’échelle de l’îlot, de l’immeuble et de l’habitant.
Parfois certains panneaux sont peu lisibles (le paradoxe de la densité). Mais l’ensemble est plutôt réussi du point de vue scénographique.
L’exposition révèle des transformations possibles qui viennent s’inscrire en douceur dans le paysage parisien.
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La scénographie de l’exposition, imaginée par l’architecte japonais Toyo Ito, est peut-être la plus intéressante et permet de réfléchir à cette expression géographique de « tissu urbain ».
Ici la tache urbaine de Paris est imprimée sur une étoffe légère qui peut onduler au passage du visiteur. Lorsque le rouge l’emporte c’est le domaine de l’urbanisé, du construit, lorsque le blanc laisse un peu de place, c’est le domaine des espaces verts. Un rapide coup d’œil permet d’identifier facilement les deux parcs parisiens à l’Est (Bois de Vincennes) et à l’Ouest (Bois de Boulogne).
On saisit également la dissymétrie entre le sud ouest de l’agglomération où les grandes forêts royales sont restées à peu près intactes.

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Des grandes photos sur des tissus courbes ornent la galerie. Ils représentent une sélection de formes urbaines remarquables (les îlots haussmanniens par exemple).

Les portes 2 (berbères)

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En pays berbère, les portes sont marrons, le bois est naturel, il a pris la pâtine du temps.
Le loquet est forgé à la main. Les murs sont en pisé.
Même dans la plus élémentaire des fabrications, un souci de décoration s’insinue avec ces quelques traits transversaux frappés par le forgeron.

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Celle-ci me fait penser à un plateau de bicyclette, ce n’est pas du Shimano made in Japan
mais du berbero made in Marroco.

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Celle-ci est la plus sophistiquée, c’est ma préférée.
Elle dispose d’une clé en bois pour ouvrir vers je ne sais quoi.
Nous sommes à deux pas de l’auberge I Roccha
Douar Tisselday – BP 7 – Ighrem N’Oudal
Ouarzazate, Maroc.
Je vous la recommande si vous passez en dessous du col du Tichka
en allant vers Ouarzazate.
Catherine et ahmed sont charmants et leurs discussions passionnantes.

En Avril, ne te découvre pas d’un fil (suite)

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L’hiver n’a pas dit son dernier mot, tant que le lilas n’a pas fleuri, le risque de gelée n’est pas à écarter.
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Le plus paradoxal et le plus inquiétant, ce sont les fleurs des cerisier ou pêchers. Vont-elles geler ?
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Les pétales roses des pêchers tombent dans la neige blanche.
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Quelques branches ont cassé. je me fais du souci pour les jeunes tiges frêles des pivoines.
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Le jardinier doit apprendre à suivre les saisons et leurs caprices.
Ce temps a un revers positif car l’eau tombée ces derniers jours ira remplir les cuves d’arrosage et s’infiltrera dans le sol qui en avait bien besoin. La neige mouillée en fondant pénètre beaucoup mieux qu’une pluie battante dans le sol de mon jardin en pente.

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Quant aux bambous couchés ils se relèveront de cette surcharge temporaire.

Nuages

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« Le ciel distracteur aux capacités infinies, territoire des dieux, théâtre des météores et des objets improbables, se confond avec le paradis.

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C’est à dire le jardin.
tous les nuages intercesseurs majestueux, se situent entre la terre et le ciel;
jardin d’en bas, jardin d’en haut. »

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Gilles Clément. Nuages . Bayard Paris 2005 Collection Le rayon des curiosités (2005)

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« Nuages est un journal de bord tenu entre le Havre et Valparaiso, du 18 septembre au 18 octobre 2004.

Nuages
Nuages aborde les relations entretenues entre le jardinier et le ciel des météores. De tous les phénomènes agissant sur la nature, la météorologie demeure le plus insaisissable, celui que l’homme, en dépit de ses tentatives, ne parvient pas à orienter à sa guise. Il est aussi celui qui façonne les climats, les flores, les paysages. IL est enfin celui qui couvre la planète, d’un seul élan, nous assure d’une réalité encore chancelante dans les esprits : Gaïa la Terre, notre maison, fonctionne comme un seul et unique être vivant. » Gilles Clément

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