Je devrais plutôt dire massif, non que l’effet obtenu le soit mais c’est ainsi que l’on appelle un petit morceau de jardin délimité.
Celui ci est sous mes yeux tous les jours depuis la cuisine.
Il évolue au fil des saisons et je vous le présenterai à différentes périodes de l’année. En ce mois de Mars plutôt capricieux (il a plu quelques gouttes aujourd’hui), les plantes ont tôt fait de rattraper leur retard.
Les pensées sont débordées par les narcisses et jonquilles.
Les crocus ont déjà achevé leur éphémère floraison, tandis que les aubriètes préparent la leur.
Les arabis caucasia pointent leur nez blanc.
Côté feuillage les fenouils bronze ou vert renaissent de cet hiver rigoureux avec leur feuillage plumeux si léger et parfumé.
Quant à l’acanthe, elle se délasse en s’étirant.
Le vert est franc ou plus discret. Celui de l’ancolie est plus tendre.
Mais c’est la blette rouge qui réveille l’ensemble de sa teinte.
Les rosiers attendent leur heure de gloire, ils signalent juste par leurs bourgeons fraîchement taillés qu’ils revivent.
Le sedum spectabile domine la scène, il ne craindra ni la chaleur, ni la sécheresse et toisera tout le monde avec dédain.
Les bambous ont pris un coup de gel vivement qu’ils reverdissent.