
Je viens de recevoir ceci…
« Bonjour, je suis Thierry G et je travaille dans l’équipe des jardiniers avec Michel Salmeron responsables des espaces verts à l’ENS-LSH de Lyon.
Je vous informe que le mercredi 2 juillet dernier Patrick Scheyder a joué un récital au piano dans nos jardins et je me permets donc de vous envoyer quelques photos que j’ai pris furtivement. Lors de ce concert, ce pianiste a rassemblé quelques 120 personnes ».
Nous, nous avions répondu à un cahier des charges très précis : les lignes tondues assez rases représentaient des partitions et les touffes d’herbes des notes de musiques ; les spectateurs, eux, étaient assis sur des bottes de foins.

Patrick Scheyder propose des créations musicales au milieu des jardins
Le Festival itinérant Musique aux jardins associe concerts classiques, lectures et mises en espaces végétales. Le pianiste a posé son piano à queue au milieu de la prairie du jardin de l’ENS/LSH de Lyon.

« Cette année, nous reprenons notre tour de France, explique Patrick Scheyder, de Cabourg à Clermont-Ferrand et de Lille à Bayonne. Et si, jusqu’ici, nous avions posé notre piano dans des parcs de châteaux prestigieux, nous avons choisi en 2008 d’investir essentiellement les espaces verts des villes. » Le projet « Musiques aux jardins » s’est adjoint pour l’occasion un collaborateur expert en la personne du paysagiste Gilles Clément, le créateur, entre autres, des parcs Matisse à Lille, André-Citroën à Paris ou, dans la capitale encore, du jardin du Musée du Quai-Branly…
Inventeur du concept de « jardin en mouvement » dans lequel la friche se mêle aux espaces cultivés, où l’herbe folle n’est pas traitée en ennemie à éradiquer mais en symbole de vitalité, Gilles Clément est aussi l’auteur de textes originaux, entre analyses techniques et réflexions philosophiques sur le rapport riche et ambigu de l’homme moderne à la nature. « Je suis très heureux, confie-t-il, que mes écrits soient mis en regard avec des textes de George Sand ».
Source : GIULIANI Emmanuelle
La Croix samedi 31/05/2008

Le festival « musique au jardin » crée à l’initiative du pianiste Patrick Scheyder vise à faire découvrir au public dans un parc ou jardin la communion entre la musique, la littérature et la création végétale.
Ainsi, le 02 juillet 2008 s’est déroulé à l’ENS-LSH de Lyon un concert associant ces 3 disciplines.

Motivée, l’équipe des jardiniers de l’ENS-LSH respecte au plus juste, le cahier des charges de Gilles Clément et Antoine Quenardel, pour la mise en espace végétal de « musique au jardin »

Une fois cet « espace » soigné, sur le thème des herbes folles, les jardiniers notent sur des étiquettes les différentes plantes communes et vagabondes pour les faire connaître aux spectateurs.

Concentration, répétition et mise au point. Puis le piano enjambe la prairie peuplée d’herbes folles comme s’il avait toujours été présent.

Le public assis sur des bottes de foin est inclus dans la scénographie végétale.
Patrick Scheyder interprète des morceaux choisis dans le répertoire de Chopin, Liszt, Schubert et improvise de temps à autre.

Monique Scheyder, comédienne et récitante du spectacle, offre au public des textes de George Sand et de Gilles Clément.

Monique Scheyder lit des textes de George Sand et de Gilles Clémént.
Les spectateurs venus nombreux, repartent, une fois la représentation terminée, en cueillant l’une des affichettes en souvenir de ce moment de «musique au jardin ».

« Le Jardin en Mouvement s’inspire de la friche : espace de vie laissé au libre développement des espèces qui s’y installent.
Dans ce genre d’espace les énergies en présence-croissances, luttes, déplacements, échanges- ne rencontrent pas les obstacles ordinairement dressés pour contraindre la nature à la gèomètrie , à la propreté ou à toute autre principe culturel privilégiant l’aspect. Elles rencontrent le jardinier qui tente de les infléchir pour les tourner à son meilleur usage sans en altérer la richesse. « Faire le plus possible avec, le moins possible contre » résume la position du jardinier du Jardin en Mouvement ».
Gilles Clément.
Les spectateurs venus nombreux, repartent, une fois la représentation terminée, en cueillant l’une des affichettes en souvenir de ce moment de «musique au jardin ».

Les bottes de foin sont « faites maison » avec la presse-ramasseuse de marque « rivière-casalis » des années 1960 dénichée dans la campagne du Beaujolais, non sans peine d’ailleurs. Elles sert chaque année pour les fenaisons du jardin.

Merci à Thierry pour ses photos et son reportage…
Pour en savoir plus sur ce jardin remarquable…