Place des Terreaux à Lyon, partie métallique vissée au sol.
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Le Lac de Saint-Front est un lac naturel issu du volcanisme.
C’est un ancien cratère datant de l’ère tertiaire.
Situé entre le Mézenc et le massif du Meygal dans le Velay sur les hauts plateaux de la Haute-Loire.
Sis à 1236 mètres d’altitude, c’est une belle excursion pour les mois chauds de l’été.
Le GR 40 passe le long de ce lac qui ne possède aucune installation touristique
si ce n’est une colonie de vacances,
deux mobil-homes et quelques résidences secondaires fort rares.
Pas de cabane à frite, pas de parking payant, deux camping-cars qui "squattent" le parking discrètement pour une nuit.
Le tour du lac est plaisant et vous emmene sur les plateaux alentour.
Le chemin est fleuri et les papillons (un piéride : le gazé) s’en donnent à coeur joie dans les gentianes ou les scabieuses.
Les chardons sont l’objet de convoitises.
le cuivre commun ou bronzé (lyaena phlaeas) adore les chardons, sa chenille vit sur la renouée, l’ortie, la patience.
En réalité il n’y a pas de chemin qui fasse le tour par les berges celles ci étant en marécages ou en propriétés.
Le soir le pique-nique au bord du lac après une baignade rafraîchissante est un régal.
Petit panoramique sur les plateaux :
Si vous n’avez pas le rhume des foins continuez la ballade ici.
Les agriculteurs n’aiment qu’on les qualifie de « jardinier du paysage » et pourtant.
Depuis qu’ils ont adopté les nouvelles machines à produire les bottes rondes de 300 kg, le paysage agraire a changé. Le spectacle est sous nos yeux pour qui veut bien le contempler. Le paysage est la rencontre de la nature et de la culture.
Il y eut d’abord les meules chères aux peintres du XIX° siècle, puis les bottes carrées que l’on pouvait prendre à la fourche et hisser sur les chariots.
Puis apparurent les grosses bottes rectangulaires que l’on rencontre encore dans les champs de blé moissonnés.
Depuis peu de temps, des bottes de couleur blanche ou noire dans un plastique affreux ont fait leur apparition dans les champs ou les prairies. Cependant, la couleur du plastique (il s’agit de foin frais ensilé) est passée au vert prairie, c’est plus discret.
En se baladant sur les hauts plateaux entre Le Meygal et le Mézenc en Haute-Loire, le spectacle est superbe. Il correspond bien à la définition du paysage : « essentiellement changeant ».
La prairie sauvage est fauchée,
le foin frais tombe en vrac dégageant une odeur extraordinaire qui vous marque depuis votre enfance,
puis le foin séché est retourné dégageant une autre odeur de foin sec toute aussi merveilleuse.
Le foin est mis en andain (la ligne régulière formée par les herbes que le faucheur coupe et rejette sur sa gauche).
Les andains tracent des lignes sur les collines fauchées.
Enfin le tracteur vient enrouler le tout et lâche tous les 100 mètres une botte sphérique.
Le paysan à pied suit et récupère au râteau faneur les derniers brins délaissés par la machine bruyante.
Quelque temps plus tard ces bottes sont rassemblées et attendant le stockage.
Bon mon histoire est un peu niaise, mais je ne me lasse pas d’admirer ces collines avec ces bottes de foin. Le spectacle ne dure pas puisque le paysage est dynamique.
Petite définition :
1690 Furetière « Aspect d’un pays, le territoire qui s’étend jusqu’où la vue peut porter. Les bois, les collines et les rivières sont des beaux paysages ».
Cet extrait de JR. Pitte, géographe (Histoire du paysage français. Paris Fayard 1983) illustre ces paysages.
« Le paysage est donc la pellicule de la réalité géographique, la partie émergée de l’iceberg. L’organisation de l’espace s’imprime à la surface de la terre comme sur un papier photographique. C’est autrement dit, ce qui est perceptible par les sens et pas seulement la vue, qui garde toutefois une place prééminente. L’ouïe et l’odorat permettent d’appréhender les paysages et même – pourquoi pas ? le goût.(…)
Exprimant les besoins matériels des hommes au travers de leurs techniques plus ou moins efficaces à transformer la nature, le paysage reflète ainsi la culture (au sens d’instruction, savoir, et au sens d’imagination), c’est-à-dire faculté de se représenter un objet par l’esprit. Le paysage est un signe plein de tous les besoins humains : se nourrir, consommer d’autres biens et services, posséder et exprimer une certaine conception de la justice sociale, se défendre, se réunir, s’associer, communier à certaines valeurs cosmologiques ou religieuses (…)
Le paysage est une réalité culturelle car il est non seulement le résultat du labeur humain, mais aussi objet d’observation, voire de consommation. La culture joue ici le rôle d’un filtre variable d’un individu à l’autre, d’un groupe social à l’autre »
Ce texte date de 1983, mais en l’associant à mes souvenirs de promenade le 14 Juillet 2005, il ne prend pas une ride.
Désormais, en parcourant nos contrées en Juin ou Juillet vous regarderez peut-être le paysage d’un autre oeil ???
Vos narines seront en éveil.
Vous cueillerez un épi de graminée sur le bas-côté et le ferez délicatement craquer entre vos dents.
Le paysage c’est aussi une question de goût.
Petite bibliographie sur le paysage.
Sur les plateaux (ADSL conseillé)
Download land_art_diapo.mov
Avant de traverser votre jardin, le matin, marchez à contre jour.
Prenez garde aux passages étroits
car une araignée aura tissé sa toile dans la nuit attendant le festin du matin.
C’est à contre jour que l’on voit briller les filaments.
Muni d’un asperseur vous lancerez quelques fines goutellettes.
Vous vous vous installez au niveau du sol avec une loupe ou un appareil photo en position macro et vous admirez.
Avec ces images, vous n’écraserez plus d’araignées et vous apprécierez ce prédateur qui nettoie nos jardins de toutes ces mouches ou moustiques qui nous empoisonnent la vie.
Ce matin en me réveillant, quelque chose avait changé au jardin,
le nez dans mon thé savourant mes tartines de pain grillé,
je regardais dans le vide, les yeux un peu embués, profitant de la douceur matinale et du silence brisé par les criquets
quand mon attention fut retenue par quelque chose d’invisible qui traversait mon horizon.
L’araignée avait tissé sa toile entre la chaise abandonnée hier soir
après une bonne bière fraîche (suite à un débat sur les « poupées russes » de Klapisch) et mon érable préféré.
Alors que les fleurs de Mai, Juin ont passé, il nous reste tout de même le fruit ou la graine,
c’est le moment de récolter ou de secouer,
ou encore de contempler à contre jour comme ces graines de monnaies du pape.
On peut s’amuser à enlever la première enveloppe ce qui donne une pièce de monnaie translucide et ivoire somptueuse à contre jour.
La lunaire, autre nom de la monnaie du pape est une vagabonde simple,
de couleur rose violet, en fleur en Avril.
Elle s’accorde avec tous les massifs et se ressèmera naturellement à condition d’accepter comme dans tout jardin naturel une phase un peu ingrate de la fleur fanée et de la plante grillée.
Le mois de juillet est un peu désespérant pour le jardinier, tout à grillé si vite, tout arrosage se révèle inefficace, les plantes se recroquevillent, elles souffrent en attendant des jours plus frais et plus humides surtout.
Alors dans ce cas là on cherche dans sa photothèque quelques beaux souvenirs des mois de Juin passés si vite.
Bon là c’est pas tout à fait Juillet, mais je ne résiste pas à vous les présenter, histoire de rêver un peu.
date : 29/06/04
Recette de Juillet pour les amateurs.
Prenez une rose Bonica déjà présentée (deux ou trois branches),
Ajoutez des roses Carmagnolle,
Prélevez quelques roses The Fairy
Piquez quelques Miscanthus Sinensis
Parsemez de Lychnis
Saupoudrez de marjolaine sauvage
et vous obtiendrez un bouquet aérien à plusieurs étages qui demande un peu de place certes,
mais qui rayonne au milieu d’une table.
Rosa ‘Bonica®’ Meidomonac 1985
Vous aimez les roses qui rappellent les roses anciennes,
vous aimez les roses qui ne sont jamais malades,
vous aimez les roses qui fleurissent tout l’été et remontent jusqu’aux premières gelées,
vous en avez assez des haies de thuya ou de cyprès, et vous cherchez des rosiers pour réaliser une haie de 1,50 m ou plus,
vous aimez réaliser des bouquets champêtres sans prétention,
vous aimez les roses de couleur rose, alors ne cherchez plus et investissez dans ce rosier,
ou prélevez des rameaux défleuris chez un ami qui le possède et bouturez le.
Tout le charme des roses anciennes, mais sur un rosier particulièrement florifère et d’une résistance tout à fait exceptionnelle. Nombreuses petites fleurs rose (rose neyron) de longue durée. Idéal pour haies basses, talus, groupes isolés, corbeilles d’arbustes.
Hauteur 100/150 cm. Espacer de 45 cm.
Médaille ‘Rose all of fame’ attribuée en 2003 par la Fédération mondiale des sociétés de roses.
Défaut : un seul, son faible parfum.
Le rosier fait partie de la série Meidiland
Ce sont des rosiers de paysage ou d’aménagement paysager produits par la pépinière Meilland en France. Leur port est naturel peuvent être conduits en buisson isolé ou en haie.
Ils sont continuellement couverts de fleurs et leur feuillage est vert luisant. Pour augmenter la floraison, je taille à deux hauteurs, les plus rabattus fleurissent avec un décalage, l’année suivante, j’alterne.
Ils sont rustiques en Zone 5, sans protection hivernale et en Zone 4 avec une bonne couverture de neige. L’hiver 2004/05 fut rigoureux et enneigé et ne fit aucun dégat.
Leur usages est variable; couvre-sol, bordures, haies et massifs.
Ils demandent peu d’entretien; simplement tailler les branches mortes ou rabattre les rameaux trop étirés. Je coupe même les fleurs séchées au taille-haie. Mais on peut laisser les cynorhodons (les fruits du rosier qui contiennent le « gratte-cul »).