Et voilà une nouvelle devinette :
Une question :
qu’est-ce ?
une aide : la photo est prise au Jardin de Marandon…
ahah…???
j’attends vos réponses.
Jasmin blanc
Juste à côté du Pierre de Ronsard et au dessus de la rose Iceberg, une grimpante blanche et délicieuse monte à l’assaut des murs juste vers la fenêtre d’une chambre.
Pour ceux qui réclament des fragrances marquées, en voici une extraordinaire qui arrive en ce moment à la fin de la journée, le pârfum est câpiteux et suave, c’est le jasmin blanc.
Cette variété est moins puissante en parfum que son homologue méditerranéenne mais résiste à tout gelées, sécheresse, canicule…
Jasminum officinalis, c’est son nom barbare.
Le jasminum nudiflorum est le jasmin jaune qui ne sent rien mais qui fleurit en Janvier.
Pierre de Ronsard
Rosa x ‘Pierre de Ronsard®’ Meiviolin.
Il est devenu incontournable dans les jardins, un des meilleurs rosiers grimpants de ces dix dernières années.
La légende affirme que chez Meilland on a failli le jeter et qu’il fut sauvé d’une poubelle par un ami visiteur.
En tout cas la recette est simple : floribondité, résistance aux maladies, port magnifique de la fleur rappelant les roses anciennes, remontance.
La taille peut atteindre plus de 3 mètres sur 5 de large.
Il fleurit jusqu’aux gelées ou on le trouve entouré de gelée blanche en Décembre.
Un seul défaut : le parfum un peu trop discret, personne n’est parfait.
Devant le succès, Meilland propose en rouge Eric Tabarly et Palais Royal annoncé en Septembre (coloris plus pâle un rose presque blanc d’après les photos);
pour plus de renseignements sur Tabarly (la rose).
A Shropshire Lad
Voici une rose David Austin (rose anglaise) que j’affectionne particulièrement : elle est obtenue en 1996.
Plantée au bord de la terrasse, elle sert de décor d’arière plan, derrière une haie basse de cotoneaster.
Certains le considèrent comme un grimpant grâce à sa végétation vigoureuse,
chez moi c’est un buisson.
Ce rosier à la végétation saine est de couleur pêche, donné pour 2,5 m il atteint ici 2 mètres et reste en fleur de Juin aux gelées puisqu’il est remontant.
Ceci dit comme tous les remontants il fait une pause en Juillet Aôut.
La fleur est en rosette.
Les photos sont prises ce matin avant les grosses chaleurs…
Le nom de la rose provient d’un recueil de poésie.
Bouquet de Juin 3
La canicule s’installe, les roses souffrent, il faut les cueillir le matin.
Les roses anciennes sont sur le déclin, les roses modernes prennent le relais.
Ici petite composition à base de roses anglaises Austin (Golden Celebration Pat Austin, Graham Thomas, Charlotte) avec en prime le lys qui ouvre et qui embaume le jardin.
Le mobile (du crime ?)
Certains lecteurs intrigués m’ont demandé en fouillant dans les moindres recoins du Jardin ce qu’étaient ces trois sphères empilées à l’arrière plan.
Il ne s’agit point de sphères mais plutôt d’hélices.
Ces mobiles en bois viennent de Bali. Ce sont des petites plaquettes de bois empilées le long d’un axe que l’on enroule différemment selon l’effet visuel désiré. Le moindre souffle de vent les actionne et les anime.
Cela crée du mouvement et de l’animation et attire l’oeil.
C’est de l’art cynétique… Art populaire mais art très contemporain.
Trouver des sculptures ou des mobiles harmonieux n’est pas chose facile…
en prime et en exclusivité aujourd’hui cliquer :
(ADSL conseillé)
Meurtre dans un jardin anglais
La scène se passe dans un jardin,
au coeur d’une rose, la veuve blanche guette sa proie.
Une mouche ou une abeille innocente butine nonchalamment quand soudain, le venin est injecté.
Sa voisine n’a pas le temps de prévenir les secours, l’araignée l’emporte vers sa tanière
où elle finira dans une gangue pour être dégustée faisandée.
Bouquet de Juin 2
Et voilà , un petit bouquet du soir.
Celui ci est réalisé par Marie qui ne fait pas les mêmes que les miens.
Le premier est à dominante de jaune, il est plus serré. Elle ne met pas de graminée.
Les roses sont les suivantes : Golden Celebration, Graham Thomas, Pat Austin, Charlotte (David Austin).
On rajoute Sourire d’Orchidée de Paul Croix (le blanc qui en réalité est entre le rose et le blanc taché par la pluie) puis quelques monnaies du pape en train de faire la graine et une armoise.
Le suivant (le rose) est composé à base de pivoine herbacée et de la rose Pierre de Ronsard (Meilland).
Les deux variétés sont lourdes, oppulentes, ont un peu souffert des dernières pluies qui les fait plier.
La branche, c’est du cotinus pourpre.
Le sauvage et l’artifice
Dans ce jardin (comme dans d’autres) cohabitent des endroits travaillés (l’art topiaire taillé à la main avec la cisaille) de forme géométrique (sphère, cubes, ou autres) et des plantes laissées à elle mêmes (la prairie, les géraniums ou les lierres. ).
En ce moment émergent des tiges gigantesques de bambous qui lancent des piques vers le ciel.
Les pivoines croulent sous le poids des fleurs mouillées, les alchémilles apportent cette touche vaporeuse, les boules de laurier tin, de symphorine ou de fusain permettent de caler le tout.
jardin, paysage, territoire
Le jardin est un territoire.
On y place le meilleur de soi même.
Gilles CLément le définit comme un enclos accueillant le paysage.
C. Callenge dans le Dictionnaire de la géographie, de l’espace et des sociétés nous livre une définition assez proche :
« Espace le plus souvent enclos où les hommes cultivent pour leur alimentation ou leur agrément ».
Le jardin est un espace intermédiaire entre les espaces dits de « nature » et les espaces agricoles. Ce sont des lieux de sociabilité, d’accumulation savante de végétaux, minéraux et animaux. Le tout forme un ensemble complexe régit par des règles esthétiques ou utilitaires. C’est un territoire de plaisir : plaisir des sens (odorat, ouie, toucher, goût et bien sûr vision). Si l’un de ces sens vient à manquer, les autres les compensent généreusement.
Un territoire est une portion d’espace qui fait l’objet d’une appropriation, d’une mise en forme avec des limites, des passages et une mémoire. Cette mémoire est double, celle des espèces et essences qui peuplent le lieu et celle des individus qui créent et qui le font vivre ou le parcourent. Dans mon jardin, de nombreuses espèces apparemment banales ont leur propre histoire, leur mémoire , leur succès, leur échec.
Chacun peut s’approprier un jardin, qu’il soit public ou privé, naturel ou artificiel, réel ou virtuel.
On peut rencontrer dans la nature ou dans la ville, des jardins si différents, si spontanés ou si réfléchis.
Certains sont privés, fermés, barricadés, protégés, d’autres offerts, ouverts et perméables.
Derrière chaque jardin existe un jardinier, prenant en charge le destin de cet espace. Ayant la double mission de gérer l’espace (que planter ici ou là ?) et de gérer le temps qui passe (la journée, la saison, les années, ou même les siècles).
La question du devenir est posée. Un jardin, c’est fragile ou solide, c’est vivant et essentiellement changeant.
